Paroles

Campagne blog sans pub



  "En tout domaine, le génie de l'enfance est de découvrir l'essentiel sans connaître le nom qu'il porte"   Gilbert Cesbron

  

TOURNEE WEB

Voici une sélection forcément tendancieuse et abominablement subjective de blogs, sites et forums que j'apprécie :-)

NAISSANCE/PARENTALITE :
Le monde de Sélène

ECOLOGIE/ETHIQUE/CITOYENNETE :
Raffa : le grand ménage
Passerelle Eco
Sciences Citoyennes
L'état de la planète

EXPRESSION ARTISTIQUE
:
Oniris
Randocroquis

CREAS-BRICOLO-DECO
:
Bab la bricoleuse
Colorianne
L'atelier de Chiffonette

CUISINE MIAM et (souvent) BIO 
:
Blogbio
Absolutely Green
Vegansfield
Dans la cuisine des frangines
Cuisine Campagne
Croquons la nature !
Cléa Cuisine

PAGANISME/SPIRITUALITE :
In Harmony may I walk
Mamm Coz

FORUMS :
Lune rouge
Les herboristes
Libre Assemblée Païenne Francophone
On peut le faire
Ecobio

Ils ont dit ... et c'est beau

Etre homme, c'est précisément être responsable. C'est connaître la honte en face de la misère qui ne semblait pas dépendre de soi. C'est être fier d'une victoire que les camarades ont remportée. C'est sentir, en posant sa pierre, que l'on contribue à bâtir le monde.

Saint-Exupéry

________________________________________________________________________________________________________

Pour être capable de faire le don de soi, il faut avoir pris possession de soi dans cette solitude douloureuse hors de laquelle rien n’est à nous et nous n’avons rien à donner

Louis Lavelle
Mercredi 23 juillet 2008
recommander


Dans mon article d'hier, je parlais de tous les déguisements que j'avais déjà fait au fil du temps, et que je n'avais jamais pensé à photographier.

Eh bien pour réparer ça, j'ai été fouiller hier soir dans les deux énormes mannes à chiffons des enfants, et j'en ai extrait tout ce que je retrouvais encore qui avait été cousu de mes blanches mains. Et avec mon appareil tout neuf, j'ai photographié le tout.

Bon, là-dedans y a des trucs ultra-vieux (plus de 6 ans), donc ne faites pas attention aux taches, coutures défaites et chiffonages divers ... tout ça a servi, et bien servi !


Alors, tout d'abord, une "robe de princesse" que j'avais faite pour ma grande (vous remarquerez qu'à la taille, y a comme un truc qui pendouille ... c'est décousu parce qu'elle a marché sur le jupon ...)


Détail de la même robe : une petite rose en tulle (ultra-simple, vous enroulez du tulle en boule et ça donne ça, y a plus qu'à coudre le tout sur la robe !). Le col est en dentelle de récupe, qui se trouvait initialement au bas d'une très vieille chemise de nuit à moi (c'est pour ça que le col est trop petit d'ailleurs : je n'avais plus que ce morceau-là :-)).


Alors, ici on a un déguisement de "danseuse orientale" fait pour Liana. le pantalon bouffant a été fait à partir d'une ancienne jupe satinée à moi, que j'ai découpée au milieu de chaque pan avant et arrière, pour recoudre en forme de pantalon. Du coup ça donnait un truc genre sarouel, tout à fait adapté au contexte. Autour, j'ai cousu un morceau de tulle rrose foncé bordé de doré que j'ai trouvé pour rien en liquidation dans une solderie. Le top (à gauche) arrive en fait au-dessus du nombril (pour laisser le bidou à l'air, obligé pour une danseuse orientale (!), et le voile en tulle qu'on voit pendre ici était initialement fixé aux épaules et aux manches par un point, afin de voleter autour de "la danseuse". Le tissu du top est une chute de cape d'Halloween qui me restait.


Ici on a un LES deux plus anciens déguisements, de vrais dinosaures, que j'avais réalisés quand mes filles avaient respectivement 6 et 4 ans (elles ont maintenant 13 et 11 ans ...). C'est dire que ça a quelques heures de vol, d'où les ourlets des manches défaits et les quelques déchirures ici et là. Mais le plus beau :  CA SERT TOUJOURS !! Elles rentrent à peine dedans, le jupon qui leur arrivait aux chevilles leur arrive maintenant au-dessus du genou, mais elles continuent à les mettre de temps à autre. Sinon, ça sert surtout aux copines de mes fils, plus jeunes.

Ce déguisement (et le suivant) étaient destinés à une fête sur le thème de la paysannerie antique donnée au boulot de leur père. D'où le petit "tablier" de devant, réalisé à partir d'une ancien rideau voile de cuisine. Le corps de la robe est en jersey, les manches proviennent d'un vieux chemiser à moi et le jupon d'une ancienne robe René Derhy usée jusqu'à la corde.



Et voilà la deuxième "robe paysanne", mélange d'ancienne tenture pour le jupon, et de chutes diverses. Le tablier est fait du même rideau voile que la précédente.



Ci-dessous, un déguisement qui a servi à plusieurs reprises : il s'agit à l'origine d'un costume d'elfe, qui a servi aussi pour un thème sur les fées (une fée des bois et une elfe, ça se ressemble, non ?). Pour ce costume, j'avais acheté les tissus. Le dessus vert a déjà servi à part pour un déguisement d'arbre également.



Gros plan sur un détail du costume : la couronne de fleurs qui allait avec. Réalisée à partir d'un ancien tour de chapeau de mariage et de quelques chutes de tulle turquoise que j'avais employée pour faire des moustiquaires à mes fenêtres.


Voilà un costume de "sirène" destiné à un camp scout. Là aussi, j'ai dû acheter le tissu pour avoir du brillant/aquatique, mais je suis tombée sur des déstockage de coupons à prix intéressant. Le dessous n'est qu'un simple rectangle que j'ai arrangé en jupe portefeuille à l'aide de bouts de velcro cousu où il faut. Le top est fait de deux triangles cousus ensemble, fermé par un vecro dans le dos et retenu par un morceau de ruban autour du cou. Vous voyez que c'est hyper simple, pas besoin d'être Gucci ! Avec ça, une couronne faite des mêmes tissus tressés ensemble, auxquels j'ai rajoué des morceaux du même tulle que pré-décrit, pour faire vaporeux.


Le top en gros plan. Ca brille, donc ça plaît :-)

Et vous avez même droit à marsupilami déguisé en sirène, mais que demande le peuple !


Un costume de sorcière tout ce qu'il y a de plus classique. Le robe est faite de triangles, les manches légèrement évasées, et le bas découpé au ciseaux cranteurs pour ne pas que ça s'effiloche. La cape est les poches en violet pour mettre un peu de couleur quand même. La cape a été froncées sur un morceau d'élastique (il suffit de coudre un tunnel sur le bord de la cape et d'enfiler l'élastique) et cousue à même les épaules et les manches (voir photo suivante, on voit le dos du costume). C'est plus simple, ça reste toujours en place.

Vue de dos : la cape froncée :

Et le détail de la mort qui tue : la salamandre en plastique cousue sur l'épaule ! Il y avait aussi à l'origine une araignée en plastique de l'autre côté (gagnée à la kermesse), mais elle a finit par être arrachée par un de mes gamins pour un autre usage (soupir ...)


Une autre jupe de sorcière. Le top orange patchworké de pièces qui allait avec a disparu dans l'espace-temps.
Là aussi, il sufit de couper des pointes au ciseaux cranteurs, de les border de fil orange en zig-zag pour le contraste, de coudre un ou deux carrés de tissu sur la jupe, et c'est tout.



Un dessus de pirate. C'est un vieux sweat trop petit des filles, où j'ai appliqué encore une fois la géniale et simplissime technique du découpage en pointes cranté. J'ai ensuite dessiné une tête de mort (pour le modèle --> Google) sur un bout de lange en coton blanc avec un gros feutre noir à alcool, découpé le dessin et cousu sur le devant (pareil sur le derrière en plus grand).
Ici aussi, il y avait d'autres morceaux au costume : un corsaire tout plein de bouts de tissus colorés rapiécés dessus, et un cache-oeil de pirate que j'avais cousu à même un bandana rouge pour la facilité (ben oui, on perd facilement des pièces au camp scout), il n'y avait plus qu'à l'enfiler d'une pièce.



Un costume de mage pour mon grand. Le corps est fait à partir d'un reste de tenture dorée et vert bouteille (euh, c'était les goûts de mon ancienne proprio, et j'ai retrouvé une chute dans le grenier). les manches et la cape qui vont avec (voir ci-dessous) sont faites d'un tissu acheté, noir et doré. Le bord doré des manches et les gallons qui ferment le gilet sont en ruban à cadeaux (oui, oui !!) texturé que j'ai cousu sur le tissu.
C'est le côté "en pointe" du gilet qui lui donnait toute son allure. Très joli costume quand il est porté. Bien sûr, il faut fabriquer la baguette magique qui va avec, et le chapeau pointu (perdu lui aussi).


Avec la cape assortie :


Voilà, un tour d'horizon de ce que j'ai retrouvé !

Il en manque encore quelques uns. Il y a eu la doctoresse, l'ent (ben oui, vous savez, ces hommes-arbres dans le Seigneur des Anneaux), la souris ...

Je ne peux malheureusement pas vous montrer le costume d'indien (dont je suis très fière) de Liana et de Killian ni le costume d'Inca de Marine (un ancien débardeur écru grande taille transformé en poncho à "floches" et cousu de bandes de tissu bariolé), parce qu'ils sont au camp avec en ce moment.



par Tinuviel publié dans : Bidouilles textiles ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback
Mardi 22 juillet 2008
recommander

Eh bien oui, osons le mot  : casse-tête !

Entre Halloween, le carnaval et les camps scouts, sans compter les soirées "spécial ceci ou cela" pour les anniversaires, il faut avouer que parfois, c'est un peu la galère pour les pauvres pommes que nous sommes, pas plus douées ni plus inventives que ça, surtout le soir en rentrant du boulot ...

Bon, je laisse volontairement de côté la solution "achat de costume". Tout d'abord parce que ça coûte la peau des fesses, ensuite parce que le plus souvent c'est ultra-moche, que c'est toujours d'une qualité merdique genre qui se déchire dès qu'on a joué 5 minutes. Et surtout, parce que la satisfaction d'avoir créé de nos petits doigts boudinés un super costume original et unique, c'est quand même plus sympa, tant pour nous que pour l'angelot qui va le porter (si, si, je vous assure, ne soupirez pas comme ça :-)) ...

Alors, la création-maison, qu'est-ce que ça donne ?

Evidemment, on se retrouve toujours avec des thèmes invraisemblables (surtout pour les camps scouts, qui ont l'art d'aller vous chercher des thèmes de derrière les fagots, rien que pour emm... les parents ... si, si, j'en suis sûre, c'est pour ça). Des trucs inrvraisemblables donc, pour lesquels ils faut au moins 2 h de "SOS Google" pour trouver un début d'idée et une vague représentation du résultat final.

Evidemment, on s'y prend toujours trop tard, et ça donne des coutures en catastrophes, bâclées et tout et tout. Et on jure à chaque ratage-décousage-recousage que la prochaine fois on s'y mettra à temps.

Evidemment, on n'a pas envie que ça nous coûte un pont d'or en tissus et accessoires (ça m'est arrivé une fois, emportée par mon enthousiasme aux "Tissus du Chien Vert" à Bruxelles, subjuguée par les dentelles, les tissus chamarrés et les frous-frous ... arrivée à la caisse, j'en ai eu pour 75 euros de marchandise pour mes 3 grands... glups ... j'vous dis pas la tête de mon homme ... ).

Source : http://www.fyrefyles.com/char_des.php


Donc, comment faire ?

D'abord, pour les fournitures, une bonne chose est de faire comme moi : l'écureuil de la récupe.

Ma pièce "à brol" (comprendre salle de couture- salle de bricolage et créas diverses ... je pourrais dire mon "boudoir", ça f'rait tout de suite mieux). Mon boudoir donc est rempli à craquer de bouts de tissus, de dentelle, de galons, de boutons, plumes, lacets de cuirs, morceaux de tout et de rien, broderies ou détails créatifs d'anciens vêtements découpés et conservés religieusement, appliqués divers, rubans, frous-frous et plu-pluches, satins, tulles, chutes de tentures, morceaux de vieux soutifs (ben oui, pour les bouts de dentelle) ... bref, DE TOUT ce que je conserve au fil du temps parce que "ça peut toujours servir" et que j'accumule patiemment dans un joyeux bordel où une chatte ne retrouverait pas ses petits (non, je ne posterai pas de photo).
OK, ça fait un peu "puces", mais je jure sur la tête de mes blondinets qu'il m'est arrivé à de très nombreuses reprises de bénir cet instinct d'écureuil en trouvant LE bidule qu'il me fallait. Ne pas hésiter non plus, sur de vieux vêtements qu'on va virer car trop petits ou trop usés pour être donnés, à découdre des morceaux qui resservirons pour des créations ultérieures. Pour les tissus, pareil. Découdre une vieille jupe et conserver le coupon de tissu peut s'avérer particulièrement utile un jour ou l'autre ...

Ensuite, conserver dans une grande malle tout ce qui peut être utilisé tel quel pour se déguiser : vieilles nuisettes frou-froutantes, robe de soirée dans laquelle on ne rentre plus, blouses hippies qui nous viennent d'une lointaine époque, sacs et accessoires divers, ceintures, chapeaux, foulards ... ça fait la joie des mômes en séance de déguisement, qui combinent à l'infini les différentes pièces, et ça constitue souvent une bonne base de départ pour quelque chose de plus "sophistiqué.

Et après ... eh bien "y a plus qu'à" comme on dit ...

Y a plus qu'à imaginer, gribouiller, et puis se lancer. OK, je sais que tout le monde ne coud pas, et que beaucoup ne savent même pas comment s'enfile une machine à coudre, voire n'en possèdent pas. Mais il y a aussi des tas de costumes qui peuvent se faire avec très peu de couture, voire pas du tout (même le surfilage n'est pas nécessaire avec certains tissus, ou si on les coupe aux ciseaux à cranter). Possible donc de faire ça à la main.

Et si on a envie de se lancer, le déguisement est un bon démarrage : si on se plante, ce n'est franchement pas bien grave, et on n'aura pas perdu grand chose !!

En guise de coup de main, voici quelques sites qui peuvent donner des idées, des tutos, des patrons etc ... c'est toujours bon à prendre.

Mon préféré, THE site absolument incontournable pour apprendre à réaliser les basiques à partir desquels on pourra faire tout le reste (et pas seulement des déguisements), c'est :

http://easyfaeriecostumes.free.fr/
Allez y faire un tour, c'est fabuleux, une vraie caverne d'Ali Baba. Et surtout un must pour les costumes médiévaux simples à réaliser.

Sinon, dans le désordre, on peut aller se balader sur :

http://1fleurettes.free.fr/carnaval1/index.htm(une fourmillière d'idées, allez-y !)
http://pateaselenprovence.free.fr/brico03.php
http://www.a-et-a.com/laboutique/enter.html?target=PATRONSEnfantsCostumes_et_dviguisements.html  (les patrons sont payants et plus sophistiqués, mais y a du choix)
http://jamoroni.club.fr/Liens/CouturePatronsFetesDeguisements.htm
(plein de tutos)
http://www.aiguilles-magiques.com/couture/deguisementsom.html (voir menu à gauche)
http://www.tibooparc.com/deguisements00.htm (plus conventionnel, mais de bons basiques)
http://creafolie.oldiblog.com/?page=lastarticle&id=1910278 (un costume de Peter Pan tout simple et mignon)
http://www.teteamodeler.com/dossier/deguisement.asp

Il y en a sûrement plein d'autres, et si vous avez de bonnes adresses, n'hésitez pas à les mentionner pour que je les rajoute dans l'article !

En ce qui concerne les bases de la couture, il y a aussi plein de sites pour vous aider à faire vos premiers pas si vous hésitez, mais ce n'est pas le propos de ce billet-ci. Peut-être en ferai-je un sur le sujet plus tard.

En tout cas, je regrette que je n'aie jusqu'à présent jamais pris de photos de mes réalisations (je viens seulement d'acquérir un APN digne de ce nom, mais je ne sais pas si les déguisements seraient encore présentables à l'heure qu'il est). A l'avenir, j'essaierai de penser à le faire, ça pourrait donner des idées à d'autres mamans en détresse, qui sait.

Bonne couture à toutes les téméraires :-)

par Tinuviel publié dans : Bidouilles textiles ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback
Samedi 19 juillet 2008
recommander

Un poème écrit il y a peu ... j'aime que cela figure aussi sur ce blog, parce qu'écrire fait également partie de mon univers, et qu'ici c'est chez moi :-)


Il est devenu temps de poser mon bagage,
De rendre enfin les armes, d'offrir mon visage
Aux embruns de tes mots ressuscitant ma joie.

Mon errance épuisée, guenille d’amertume,
S’est fondue dans le vent qui caresse la brume
Et enroule ma voile aux lambeaux de tes doigts.

Tous mes rêves morts-nés tatoués de chagrins
Piaffent, impatients, dans le creux de mes poings
Oisillons décharnés réclamant leur pitance.

Je découds les paupières de mon âme sauvage,
À ton clair de douceur j'offre mes paysages
Aux notes indomptées d'une prière immense.

En moi, la flamme noire, farouche, vacille
Sous le souffle fragile enrobant mon sursis,
Et ne consume plus le bord de mon regard.

Par toi j'ose prier, croire et m'abandonner,
Ouvrir à ton désir mon ventre déserté
Et broder sur ta peau le fil de mon espoir.

Tu t’enracineras dans mes tièdes méandres
Et j’ancrerai ma foi sur tes lèvres de cendre
D’un baiser à jamais scellé sur nos brûlures.

Pour nous je tresserai la dentelle des jours
Dessinant les contours épurés d’un amour
Apprivoisant nos cris pour qu’ils nous soient murmures.


Françoise Jeurissen/Tinuviel
Mai 08


par Tinuviel publié dans : La Sève des Mots : Textes, Contes et Histoires ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback
Vendredi 18 juillet 2008
recommander


Il faut que je vous parle d'un livre important, lumineux.

Je n'ai rien "appris" via ce bouquin que je ne savais déjà au fond de moi-même, mais l'auteure a su mettre en mots et en idées claires ce que je sentais si fortement au fond de moi sans bien savoir comment le conceptualiser.

Je vous conseille donc, sans restriction, la lecture de

"L'esprit de solitude" de Jacqueline Kelen.


Je vous livre le quatrième de couverture :

"Pour la plupart des contemportains, la solitude est ressentie de façon négative : on la confond avec l'isolement, le manque, l'abandon. Et la société veille à empêcher que l'être humain ne se retrouve seul, face à lui-même. Or, la solitude choisie est loin d'être un enfermement, une pauvreté : c'est un état d'heureuse plénitude. Non seulement parce qu'elle offre la clef de la vie intérieure et créative, mais parce qu'elle est disponibilité et chemin d'apprentissage de l'amour. Il n'est pas de liberté de l'individu sans ce recueillement de la pensée, sans cet ermitage du coeur.

Pourquoi tant de philosophes, d'artistes, de saints et de mystiques furent-ils de grands solitaires ? Quelle force, quelle inspiration puisèrent-ils dans une vie d'austère apparence ? Et pourquoi notre monde lutte-t-il avec tant d'ardeur contre un état propice à la connaissance de soi ? Spécialiste des mythes, auteur entre autres de "Divine Blessure", Jaqueline Kelen invite ici chacun à découvrir son immense liberté."


Attention, qu'on ne se méprenne pas, ce livre ne fait pas l'apologie de la vie solitaire, et n'encourage pas chacun à vivre en ermite ou à atteindre la sainteté par une vie de réclusion, bien au contraire ! Il nous fait simplement découvrir que la première richesse est en nous, que l'on ne peut aller vers l'autre avec plénitude et sérénité qu'à partir du moment où l'on se sent en paix avec soi-même. Et cette connaissance de soi, cette paix ne s'acquièrent que par l'acceptation de cette intimité indispensable avec soi-même, dans le silence et la discrétion.

Extraits :

"La solitude représente l'épreuve majeure de l'existence humaine. Autrement dit : l'épreuve grâce à laquelle un exemplaire de l'espèce humaine va se constituer sujet, grâce à laquelle un être immature va devenir majeur. Lorsque je dis "épreuve", cela signifie : rencontre, porte, invitation à se connaître, à surmonter le difficile.
Ou bien je reste devant la porte à déplorer ou à ressasser, ou bien j'entrouvre la porte, je franchis le seuil et je découvre un espace inexploré, nouveau, en moi et autour de moi. Je me surprends moi-même, je m'étire et m'ébroue au-delà des lisières qui attachaient mes premiers pas d'enfant."


"Libre de tout pouvoir et de toute dépendance, le solitaire sait être heureux sans attendre l'approbation d'autrui. Il a conscience que les jours passent vite, qu'il ne faut pas remettre à plus tard d'aimer, de rire, de connaître, de bâtir. Il se tient volontiers à l'écart d'un monde où règne le cynisme, où s'oublie la ferveur. Il ne se dissout pas dans le genre humain ni dans une vague génération, mais il a le sens de l'amitié - relation d'égalité par excellence - , il favorise les rencontres désintéressées, il aime les personnes avec lesquelles il peut aussi bien se taire que converser. Et il apprécie autant la présence d'un chat, d'un arbre, d'une pierre, que la compagnie des hommes, car tout a valeur a ses yeux. Il se moque bien de plaire ou d'avoir raison. Ce qui lui importe surtout est de ne pas s'avilir, de ne pas abjurer. Ce qu'il déteste le plus a nom insignifiance."


Bref ... si ces passages vous parlent, je vous laisse le bonheur de découvrir le reste par vous-même. Cela vaut la peine, vraiment.

Je vous mets également en lien une interview de Jacqueline Kelen sur laquelle je viens de tomber. Intéressant à découvrir avant de se décider à acheter le bouquin, éventuellement :

Interview Jacqueline kelen
(cliquer sur "Emission" en haut à gauche de l'image)

Allez, pour le plaisir aussi, quelques extraits de l'interview :

"La place que chacun accorde dans sa vie à la solitude et au silence reflète exactement la place qu'il accorde à son âme, à sa vie intérieure"

"Tant qu'un être humain se questionne, il ouvre l'espace devant lui, il marche ! Les certitudes sont aussi des servitudes. Plus on va à l'intérieur de soi, plus le paysage s'ouvre".

"La parole de l'esprit est celle qui dit que tout est possible, même au fond du désespoir".



Et en dernier lieu, un lien que j'ai découvert par hasard sur le sujet de la solitude, traitée dans le même esprit : Un temps de solitude


par Tinuviel publié dans : Spiritualité : la relation à soi et au monde ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback
Lundi 14 juillet 2008
recommander


Je ne résiste pas à l'envie de publier une préparation estivale essayée hier soir, qui est une agréable découverte gustative !

En accompagnement d'une petite quiche à la bette, je me suis demandée quoi faire pour éviter la traditionnelle salade. Comme j'avais sous le coude de jeunes fèves et des petits pois frais achetés à la ferme biodynamique samedi, je me suis dit : mais c'est bien sûr : marions-les !
Mais avant de préparer le souper, petite balade dans la campagne, où je n'ai pas résisté à l'envie de cueillir quelques boutons et jeunes fleurs de berce sur le bord du chemin, pendant que Lorenzo faisait des mamours aux vaches (eh oui, il s'est pris de passion pour un troupeau de jeunes génisses et a besoin d'aller les "apprivoiser" chaque jour).

De retour dans la cuisine, ni une ni deux, je me suis dit : un ménage à trois avec mes fèves et mes petits pois, pourquoi pas ?

En y ajoutant un peu de sarriette séchée, un peu de basilic frais du jardin, un filet d'huile de noix et une larme de balsamique, c'était un vrai délice !

Je vous montre. Rien que le vert tendre de l'ensemble met déjà en appétit je trouve :



Vous voyez les petits machins qui ressemblent à de mini-morceaux de broccoli, parfois entourés d'une feuille ? Eh bien ce sont les fleurs de berce en bouton. Plus quelques toute jeunes feuilles à peine écloses également.



Réflexion de mon homme :  je ne savais pas que des légumes, ça pouvait être aussi bon !
En voilà un fameux compliment de sa part !! :-D

Bon, Lorenzo je n'en parle pas, parce que l'expérience culinaire était un peu trop osée pour ses jeunes papilles encore très "xénophobes" vis à vis de tout ce qui sort des sentiers battus ...








Alors, pour avoir une idée plus précise de la recette au cas où elle tenterait quelqu'un (pour 2 adultes et éventuellement 1 ou 2 enfants s'ils mangent peu), j'avais :

- environ 500 g de fèves (non écossées)
- environ 500 g de petits pois (non écossés)
(je ne sais pas combien ça a donné après, mais disons qu'on perd au moins 60% du poids de départ, même plus pour les fèves, où la cosse pèse très lourd).
- une petite quinzaine de boutons et jeunes fleurs de berce (pas plus, parce que le goût est assez fort)
- quelques feuilles de basilic
- une pincée de sariette
- huile de noix vierge 1ère pression à froid (celle qui a du gôut quoi, pas l'horreur désodorisée qu'on achète en grande surface !)
- une larme de vinaigre balsamique (goûteux lui aussi bien entendu).

J'ai fait cuire mes fèves dans un peu d'eau salée, environ 10 mn à 1/4 d'heure après l'ébullition. Au-dessus de cette eau,  j'ai placé un panier de cuisson vapeur avec mes petits pois et ma berce, qui eux ont cuit maximum 4 à 5 mn. La cuisson des petits pois est bien meilleure vapeur et sans rien y ajouter, car on peut ainsi attendrir la peau et garder l'intérieur un peu croquant et bien sucré Pour la berce, cette cuisson très légère lui conserve son petit goût  frais d'agrume si rafraîchissant.

Ensuite, passer le tout sous l'eau bien froide pour arrêter la cuisson, refroidir la préparation et garder la belle couleur aux légumes. Inutile de dépelliculer les fèves si elles sont jeunes et tendres.
Quand c'est bien égoutté, rajouter un filet d'huile de noix et quelques gouttes de vinaigre balsamique, une bonne pincée de sariette et 5 ou 6 feuilles de  basilic hachées.

C'est prêt. Un régal je vous dis, si on aime les goûts assez prononcés de ces différents légumes bien entendu.

Remarque : attention d'être certain d'avoir reconnu de la berce avant de vous lancer dans une cueillette sauvage. Dans cette famille de plantes (les apiacées ou ex-ombellifères) sévit également la mortelle cigüe.  Attention également d'avoir bien affaire à de la berce "normale" et pas de la berce du Causase (bien plus grande et aux ombelles bien plus larges, qui peut être très irritante), Pour qui s'y connait un tant soit peu et à cette saison, il est impossible de confondre, mais si vous avez des doutes, munissez-vous d'une bonne flore et de photos convaincantes.

Sous peu, j'ouvrirai un autre site (il est en pleine préparation) consacré à l'herboristerie, aux plantes sauvages à usage culinaire ou médicinal et à la botanique, où j'expliquerai tout ceci en détail, photos à l'appui.
Avis aux futurs amateurs.

par Tinuviel publié dans : Le Chaudron Magique : Cuisine Nature ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback

Recherche

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Syndication

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus