Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Texte Libre

Recherche

Archives

14 octobre 2007 7 14 /10 /octobre /2007 20:47

Un film très prochainement en salle au cinéma, sur le thème de l'enfantement à travers le monde. A découvrir. Je vous cite quelques passages du synopsis et du projet du film :

"Dans un intervalle de 48 heures sur la terre, le destin de plusieurs personnages réels se croise dans un moment unique et universel : la mise au monde d'un enfant. C'est l'éblouissante histoire vraie du tout premier cri de la vie. Nous l'avons tous vécue. Elle se répète 364.501 fois par jour sur tous les continents. C'est l'hstoire de notre venue au monde. Contraste des terres, constraste des peuples, contraste des cultures pour le plus beau et le plus insolite des voyages. La naissance sur grand écran."


"Pas de reconstitution, mais un atout inégalable : l'histoire vraie, vécue au présent sous nos yeux."


"Sans concession, il met en images la poésie du passage : quand la femme accède à la maternité, quand l'homme accède à la paternité, quand l'enfant entre dans la vie.

C'est une dramaturgie universelle, qui éveille notre émotion et réactive notre mémoire. S'y mêlent l'amour et le suspense, la gravité et l'action, l'exotisme et la haute technicité.

Riche de cette trame puisée dans la réalité, ce film documentaire nous emmène pour un voyage intense qui nous parle du monde, qui nous parle de nous."


Pour découvrir le reste, commentaires, textes, photos et la très belle chanson du film 


J'ignore comment la naissance en occident sera présentée, mais je serais curieuse de découvrir, ne serait-ce que pour la beauté des images.

Repost 0
Published by Tinuviel - dans ENFANTER
commenter cet article
17 janvier 2007 3 17 /01 /janvier /2007 16:15


A signaler absolument : un nouveau magazine consacré au parentage "alternatif". Pour nous qui sommes toujours en recherche d'expériences, de solutions et d'informations diverses pour pouvoir adapter notre mode de vie et "d'éducation" à nos idées, voilà une belle initiative à saluer et surtout à encourager.

Adresse du site pour voir un peu de quoi il s'agit, faire connaissance avec l'équipe, et commander les premiers numéros (3 sont déjà sortis, le premier en septembre/octobre 2006) et un hors série sur l'éducation non-violente encore à paraître, et pour s'abonner : Grandir autrement

Repost 0
15 septembre 2006 5 15 /09 /septembre /2006 10:55

Instruction en famille ... en Belgique : Réflexions et informations sur l'instruction à la maison pour les familles belges principalement, mais également pour tout le monde étant donné l'universalité du sujet.
Repost 0
Published by Tinuviel - dans RESSOURCES WEB
commenter cet article
19 février 2006 7 19 /02 /février /2006 19:32


Tout simplement les mots qui je mets sur une aventure aussi magique que banale : porter la vie.

 

Me voilà forteresse, gorgée de sève, gardienne d’une autre vie.
Éblouissement.
Puissance.
Promesse.
Humilité surtout. Je t’aime, petit bourgeon tranquille accroché à mes chairs, qui se balbutie en bulles douces, se décline en sensations indéchiffrables, et se nourrit de mon intimité.

Petite âme, tu m’as élue écrin de ta métamorphose. Pour un temps dont tu décideras, je serai ta passeuse, ton souffle, ton refuge, ton radeau vers demain. Complicité immatérielle, caresse intérieure, prière païenne, secret langage… mon ventre est une voile gonflée du vent lointain de terres fertiles. Il se tend et s’enroule autour de toi qui te loves, félin, dans mon antre profonde. Tu es là, blotti au plus doux de moi, tu prends tes aises, tu t’installes et t’étales, tu ronronnes et je me bastionne pour que rien ne vienne troubler ta quiétude.

Langoureux et chaud, ce pas de deux. Aucune fausse note ne vient en troubler l’harmonie délicieuse et sacrée.

Notre enfant… rencontre incarnée de nos fluides amoureux, partage fécond de nos plaisirs, petit fruit encore vert d’un couple mûri au soleil des jours enlacés, petit pois, petit poids mais si lourd déjà de nos passés imparfaits.

Mon enfant, toi que j’espère sans hâte, toi qui te ressources un instant d’éternité sur mon rivage intérieur, toi qui m’as confié ton âme et l’immense tâche d’y coudre à points dentelle les premiers mots de ton histoire… voilà que je te livre, sans regret et sans méfiance, mon plus précieux secret, celui qui me fait femme et déesse à la fois, celui qui fait que, par-delà les mots et les violences, j’entends le chant du monde résonner en mon sein. Écoute bien, enfant, tu l’oublieras si vite…

Et en attendant que tu aies fini ton voyage immobile au creux de ma chaleur, je te l’offre en partage, ce corps qui pour toi s’habille d’un voile de tendresse, pour te faire douceur de nacre au cœur de la moiteur. Ce corps qui avec toi pour l’instant ne fait qu’un, ce corps qui à jamais te sera protection et indulgence. Et j’en ris et j’en pleure, de ce corps aux formes bizarres qui ne pulse plus, farouche, qu’au rythme du fardeau qu’il berce.

Ma source abreuve quelqu’un d’autre, le temps de quelques saisons, de quelques lunes. Ce temps qui s’écoule, voluptueux et ralenti, au goutte à goutte de ta vie en herbe. Et je me sens riche, riche, riche.

Dis, petite âme, ne sois pas trop pressée…



F. Jeurissen
Repost 0
Published by Tinuviel - dans LA SEVE DES MOTS
commenter cet article
18 février 2006 6 18 /02 /février /2006 23:05


Que l’on veuille commencer à utiliser des protections menstruelles non polluantes (comme la coupe menstruelle), que l’on veuille se lancer dans l’aventure de la contraception naturelle, ou bien vivre une grossesse et un accouchement les plus autonomes possibles, on en revient toujours à un premier et même point de départ : il est utile que nous connaissions notre corps et notre mode de fonctionnement, pour pouvoir dialoguer avec lui et être à l’écoute de ses messages.

 

Oh bien sûr, ce n’est pas un passage obligatoire ! Chacune se vit comme elle le sent, et certaine n’auront que très peu, voire pas besoin de connaissances précises pour se « connecter » à leur vécu intime. On peut privilégier l’approche intuitive, on peut préférer garder une part de mystère et laisser les choses éclore à leur rythme et à leur manière, attendre de les ressentir sans nécessairement devoir les « savoir ». C’est un langage avec soi qui est merveilleux ! Il n’en reste pas moins que beaucoup d’entre-nous, du fait de cette déconnexion « socio-culturelle » d’avec notre corps et ses instincts animaux, auront besoin d’une approche plus rationnelle et technique, pour pouvoir par après se sentir plus à l’aise dans le lâcher prise.

 

Mon premier propos dans le cadre de cette « odyssée intérieure » sera donc d’aborder cette connaissance de notre géographie intime, et si possible de faire sauter un tabou encore solidement ancré en nous : mesdemoiselles, mesdames : TOUCHEZ-VOUS ! :-)

 

Je ne parle pas ici de toucher « auto-érotique », autrement dit de masturbation, même si il y aurait aussi beaucoup à dire sur le sujet … Pour l’instant, même si les deux ne sont pas indissociables, j’ai simplement envie de parler d’un toucher que très peu de femmes pensent à – ou tout simplement osent – pratiquer. Un toucher de simple prise de contact, de découverte, de dialogue avec soi. Touchons-nous à l’intérieur, et apprenons à reconnaître nos vallées et nos méandres vaginaux :-)

Bien entendu, rien n’empêche pas que ce toucher soit agréable de surcroît, mais étant donné la force du verrou existant chez bon nombre de femme concernant ce sujet, il y a fort à parier que ce ne sera pas vraiment le cas les premières fois …

 

Pourtant, cette connaissance intime de nous-même est primordiale dans le cadre d’une démarche de responsabilisation (dans le sens « je » suis en charge de moi-même), et de réappropriation de notre corps et de notre fécondité – quand ce n’est pas de notre liberté, de notre féminité et de notre plaisir !

 

De plus, nous possédons un avantage unique et décisif sur toute personne extérieure, fût-elle professionnelle et bardée de diplômes et de connaissances : nous percevons ce que nous touchons non seulement de manière « externe », mais également avec notre sensorialité interne. Autrement dit, nous recevons les sensations tant par nos doigts que par notre vagin, et ça, c’est irremplaçable pour aboutir à une perception globale.

Il ne s’agit pas en fait d’un geste précis et unique, mais bien d’un ensemble de perceptions, de visualisations et de ressentis qui vont se combiner pour aboutir à un tout.

 

La première chose est de trouver quelle est, pour soi, la meilleure position pour « s’examiner » (bouh, le vilain mot), celle où l’on se sent le plus à l’aise physiquement et psychologiquement.

Pour certaines, ce sera accroupie, le dos en appui. Pour d’autres ce sera assise sur la toilette. Et pour d’autres encore ça pourra être allongée, le bassin surélevé sur des coussins … bien que cette position rende les choses un peu plus compliquées.

 

Quoi qu’il en soit, et une fois cette position de confort trouvée, il s’agit de faire pénétrer un ou deux doigts à l’intérieur du vagin (ceux qu’on préfère encore une fois), et de partir à la découverte du paysage que l’on va explorer. On va rencontrer des parois, un plancher, un plafond, ceux-ci plus ou moins spongieux, plus ou moins « ridés » ou grumeleux, plus ou moins lubrifiés, plus ou moins sensibles au toucher … tout autant de sensations à explorer, à apprivoiser. Ensuite, si l’on enfonce encore un peu plus loin ses doigts, on va finir par rencontrer un fond. Si l’on explore ce fond avec le doigt, on sentira qu’il est principalement composé en son centre (ou parfois un peu décentré) d’une « excroissance » à la texture assez dure et évoquant un peu un bec : le col de l’utérus. Tout autour de ce bec, des renfoncements mous, comme des cul-de-sac.

 

Ce col est important à découvrir et à connaître. En effet, c’est lui qui nous renseignera sur notre fertilité si nous désirons concevoir ou ne pas concevoir un enfant, ou sur l’état de notre grossesse, ou sur l’avancée de notre dilatation lors d’un accouchement quand parfois cela s’avère utile.

 

Pour poursuivre, je vais emprunter à un ami sage-femme une de ses images, qui m’a été très parlante pour visualiser ce que je vais expliquer maintenant :

Imaginez tout cela comme une bouteille de Chianti renversée :-) La bouteille représente l’utérus. On appelle « l’isthme » la partie rétrécie du goulot de la bouteille, et « col » l’embouchure. Cet ensemble est normalement long de plus ou moins 2 cm et épais d’un peu moins d’un cm. Et assez dur sur toute sa longueur.

 

Ce col n’est pas figé, il se modifie sans cesse selon nos saisons intérieure. Pendant la grossesse par exemple, il se verrouille sur son précieux fardeau et se déplace légèrement vers l’arrière (on dit qu’il est plus postérieur). Lorsque la fin de la grossesse approche, et sous l’effet des hormones qui inondent le corps de la mère, il se ramollit plus ou moins, revient parfois un peu vers l’avant et/ou s’entrouvre légèrement. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles il est dangereux et absurde de forcer un accouchement pour lequel le corps n’est pas encore prêt (en-dehors d’une urgence extrême bien entendu) : il s’agit bel et bien d’une effraction à laquelle le corps et l’enfant réagiront souvent très mal et douloureusement. Les déclenchements de confort sont un non-sens. Lors d’un accouchement survenant naturellement, ce col va s’amollir, s’effacer (c’est-à-dire se raccourcir et disparaître jusqu’à ne plus former ce goulot de bouteille) et puis s’ouvrir - progressivement ou par à-coups, vite ou lentement selon les femmes - afin de laisser passage au bébé qui fait sa route vers l’air libre. Ces étapes seront d’ailleurs différentes selon qu’il s’agit d’un premier accouchements ou non, et varient prodigieusement d’une femme à l’autre et d’un accouchement à l’autre. Mais j’en parlerai dans un autre chapitre.

 

Lors de la période pré-ovulatoire et ovulatoire, ce col va également se modifier et nous communiquer des informations sur notre état de fertilité. Il va s’amollir légèrement (c’est parfois tellement subtil que j’appelle ça « s’alanguir »), il va parfois très légèrement s’entrouvrir jusqu’à ce qu’on puisse sentir nettement un petit rond creux en son centre, et il va sécréter des glaires d’une texture particulière. Tous ces changements étant destinés à favoriser la montée des spermatozoïdes vers l’utérus et les trompes. J’en parlerai également en détail dans le chapitre consacré à la contraception.

 

Quoi qu’il en soit, ce col et son état sont des indices précieux pour nous, et apprendre à connaître « notre » normalité, notre fonctionnement particulier nous sera d’un enseignement précieux et ne peut que nous être bénéfique, tant sur le plan physiologique que sur le plan psychologique.

 

Toujours dans cet esprit de découverte de soi, on peut également faire meilleure connaissance avec notre périnée, ce plancher composés de fibres musculaires interactives organisées en faisceaux, et dont la tonicité et les particularités locales varient fortement d’une femme à l’autre, selon ses habitudes de vie et de mouvement. Le périnée n’est pas uniquement – comme on le présente souvent - « un  muscle » qu’il suffit d’entraîner comme les biceps d’un culturiste pour le rendre « tonique » (mot à la mode) et de là éviter les ennuis d’accouchement et de suites d’accouchement (incontinence, prolapsus …). Le périnée est le socle sur lequel reposent tous nos organes internes. Il peut effectuer des mouvements très localisés et précis, pour peu qu’on soit un peu attentive et qu’on explore un peu toutes ses possibilités. Il peut se contracter sur différents niveaux, à différents endroits et de manière plus ou moins forte, et une bonne connaissance de cette zone et de ses subtilités – si elle n’est pas indispensable - est quand même bienvenue, tant pour la grossesse et l’accouchement que pour la « vie sexuelle » (encore un concept porteur ça ;-)).

C’est amusant en tout cas de découvrir des zones musculaires insoupçonnées et des mouvements qu’on n’avait jamais fait, et qui tout à coup se mettent à vivre parce qu’on y prête attention :-) Tous ceux qui ont un jour essayé – et réussi – à bouger leurs oreilles peuvent imaginer de quoi je parle :-) :-)

 

Il est ainsi possible de contracter uniquement la zone du méat urinaire et/ou du clitoris, ou bien celle de l’anus, ou bien de contracter latéralement un côté ou l’autre … cela fait partie des choses qu’on « apprend » lors d’une rééducation périnéale post-partum, mais il me semble plus intéressant de l’avoir découvert avant, et de pouvoir réaliser tout cela à son rythme et selon ses envies/besoins.

 

Voilà, je pense avoir fait le tour du propriétaire, si je puis dire :-D

 

La suite dans un prochaine épisode, probablement consacré à la conception et à la contraception.

 
F. Jeurissen
Repost 0
Published by Tinuviel - dans FEMINITUDE
commenter cet article
13 février 2006 1 13 /02 /février /2006 12:21

Monstrueux ... nous avançons à pas de géants vers un état hypernormatif, basé sur la répression et le contrôle social. Nous ne sommes plus bien loin de George Orwell et de son cauchemar ...


 http://www.pasde0deconduite.ras.eu.org/


Pas de zéro de conduite pour les enfants de trois ans

Appel en réponse à l’expertise INSERM sur le trouble des conduites chez l’enfant

 Appel à l'initiative des premiers signataires suivants : Dr Christine Bellas-Cabane (pédiatre, présidente du syndicat national des médecins de PMI), Dr François Bourdillon (président de la société française de santé publique), Dr Marie-Laure Cadart (médecin, anthropologue, syndicat national des médecins de PMI), Michèle Clément (secrétaire générale du syndicat national des psychologues), Dr Yvonne Coinçon (pédopsychiatre, association des psychiatres de secteur infanto-juvénile), Jean-François Cottes (psychologue clinicien, psychanalyste, InterCoPsychos, Institut de Jeunes Sourds de Clermont-Ferrand), Pr Boris Cyrulnik (neuropsychiatre et éthologue), Pr Pierre Delion (chef de service de pédopsychiatrie au CHU de Lille), Danièle Delouvin (psychologue, présidente d’A.NA.PSY.p.e. – association nationale des psychologues pour la petite enfance), Dr Michel Dugnat (pédopsychiatre, unité parents-bébés hôpital de Montfavet), Dr Marie-Thérèse Fritz (pédiatre, syndicat national des médecins de PMI), Sylviane Giampino (psychanalyste, psychologue petite enfance, fondatrice d’A.NA.PSY.p.e.), Pr Bernard Golse (chef de service de pédopsychiatrie CHU Necker-enfants malades, professeur Université Paris V), Pr Roland Gori (psychanalyste, professeur d’université), Pr Catherine Graindorge (chef de service de pédopsychiatrie Fondation Vallée, professeur Université Paris XI), Pr Philippe Gutton (pédopsychiatre, professeur des universités), Alberto Konicheckis (maître de conférences en psychologie clinique, Université de Provence), Dr Evelyne Lenoble (pédopsychiatre, hôpital Sainte-Anne), Pr Roger Misès (professeur émérite de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, Université Paris XI), Pr Martine Myquel (présidente de la société française de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent et des disciplines associées), Gérard Neyrand (professeur de sociologie Université Toulouse III), Dr Pierre Paresys (Union syndicale de la psychiatrie), Danielle Rapoport (psychologue clinicienne, association Bien-traitance formation), Dr Pierre Staël (président du syndicat des psychiatres français), Dr Pierre Suesser (pédiatre, syndicat national des médecins de PMI).


Le gouvernement (n: français) prépare actuellement un plan de prévention de la délinquance qui prône notamment une détection très précoce des « troubles comportementaux » chez l’enfant, censés annoncer un parcours vers la délinquance. Dans ce contexte la récente expertise de l'INSERM, qui préconise le dépistage du « trouble des conduites » chez l’enfant dès le plus jeune âge, prend un relief tout particulier.

Les professionnels sont invités à repérer des facteurs de risque prénataux et périnataux, génétiques, environnementaux et liés au tempérament et à la personnalité. Pour exemple sont évoqués à propos de jeunes enfants « des traits de caractère tels que la froideur affective, la tendance à la manipulation, le cynisme » et la notion « d'héritabilité [génétique] du trouble des conduites ». Le rapport insiste sur le dépistage à 36 mois des signes suivants : « indocilité, hétéroagressivité, faible contrôle émotionnel, impulsivité, indice de moralité bas », etc. Faudra-t-il aller dénicher à la crèche les voleurs de cubes ou les babilleurs mythomanes ?

Devant ces symptômes, les enfants dépistés seraient soumis à une batterie de tests élaborés sur la base des théories de neuropsychologie comportementaliste qui permettent de repérer toute déviance à une norme établie selon les critères de la littérature scientifique anglo-saxonne. Avec une telle approche déterministe et suivant un implacable principe de linéarité, le moindre geste, les premières bêtises d’enfant risquent d’être interprétés comme l’_expression d’une personnalité pathologique qu’il conviendrait de neutraliser au plus vite par une série de mesures associant rééducation et psychothérapie. A partir de six ans, l’administration de médicaments, psychostimulants et thymorégulateurs devrait permettre de venir à bout des plus récalcitrants. L’application de ces recommandations n’engendrera-t-elle pas un formatage des comportements des enfants, n’induira-t-elle pas une forme de toxicomanie infantile, sans parler de l’encombrement des structures de soin chargées de traiter toutes les sociopathies ? L’expertise de l’INSERM, en médicalisant à l’extrême des phénomènes d’ordre éducatif, psychologique et social, entretient la confusion entre malaise social et souffrance psychique, voire maladie héréditaire.

En stigmatisant comme pathologique toute manifestation vive d’opposition inhérente au développement psychique de l’enfant, en isolant les symptômes de leur signification dans le parcours de chacun, en les considérant comme facteurs prédictifs de délinquance, l’abord du développement singulier de l’être humain est nié et la pensée soignante robotisée.
Au contraire, plutôt que de tenter le dressage ou le rabotage des comportements, il convient de reconnaître la souffrance psychique de certains enfants à travers leur subjectivité naissante et de leur permettre de bénéficier d’une palette thérapeutique la plus variée.
Pour autant, tous les enfants n’en relèvent pas et les réponses aux problèmes de comportement se situent bien souvent dans le domaine éducatif, pédagogique ou social.

Cette expertise INSERM intervient précisément au moment où plusieurs rapports sont rendus publics au sujet de la prévention de la délinquance. On y lit notamment des propositions visant à dépister dès les trois premières années de leur vie les enfants dont l’« instabilité émotionnelle (impulsivité, intolérance aux frustrations, non maîtrise de notre langue) [va] engendrer cette violence et venir alimenter les faits de délinquance ». On assiste dès lors, sous couvert de « caution scientifique », à la tentative d’instrumentalisation des pratiques de soins dans le champ pédopsychiatrique à des fins de sécurité et d’ordre public. Le risque de dérive est patent : la détection systématique d’enfants « agités » dans les crèches, les écoles maternelles, au prétexte d’endiguer leur délinquance future, pourrait transformer ces établissements de lieux d’accueil ou d’éducation en lieux de traque aux yeux des parents, mettant en péril leur vocation sociale et le concept-même de prévention.

Professionnels, parents, citoyens, dans le champ de la santé, de l’enfance, de l’éducation, etc. :
- Nous nous élevons contre les risques de dérives des pratiques de soins, notamment psychiques, vers des fins normatives et de contrôle social.
- Nous refusons la médicalisation ou la psychiatrisation de toute manifestation de mal-être social.
- Nous nous engageons à préserver dans nos pratiques professionnelles et sociales la pluralité des approches dans les domaines médical, psychologique, social, éducatif… vis-à-vis des difficultés des enfants en prenant en compte la singularité de chacun au sein de son environnement.
- Nous en appelons à un débat démocratique sur la prévention, la protection et les soins prodigués aux enfants, dans un esprit de clarté quant aux fonctions des divers acteurs du champ social (santé, éducation, justice…) et quant aux interrelations entre ces acteurs.



Signer la pétition   -   Voir les signataires


 

Contact : contact@pasde0deconduite.ras.eu.org


 


Repost 0
13 février 2006 1 13 /02 /février /2006 10:42

Que ce soit pour soulager des règles douloureuses ou pour soigner l’acné, on prescrit de plus en plus la pilule contraceptive et des antidépresseurs aux jeunes femmes, malgré les répercussions à long terme sur leur santé hormonale et mentale.


Source : http://www.nexus.fr/accueil.php?no_boucle=1&new_lang=

Par Sherrill Sellman © 2 002
GetWell International
PO Box 690 416
Tulsa, OK 74 169-0416, États-Unis
e-mail : golight@earthlink.net
site Internet : http://www.ssellman.com

 


Le Mur de Berlin de l’hormonothérapie substitutive (HTS) s’est effondré en juillet 2002 lorsque l’étude la plus prestigieuse jamais réalisée sur l’HTS a découvert que les hormones stéroïdiennes, les oestrogènes et les progestatifs synthétiques provoquaient cancer du sein, attaques et caillots sanguins. Depuis, l’HTS est en chute libre (ainsi que les profits pharmaceutiques).
La vraie leçon à tirer de cette étude est que, pendant 40 ans, les femmes ménopausées ont en réalité, sans le savoir, servi de cobayes pour tester des médicaments hormonaux dangereux qui ont permis aux fabricants pharmaceutiques d’amasser une fortune sans précédent. Le monde a été choqué en découvrant les résultats de cette étude et des millions de femmes en colère ont déserté les rangs de l’HTS.
On avait habilement convaincu les femmes et de nombreux médecins que la ménopause était une endocrinopathie ! une maladie due à une carence en oestrogènes. On a en outre conseillé aux femmes de compenser l’insuffisance inhérente de la nature ! le déclin global et la désintégration de leur santé hormonale ainsi que de leurs facultés ! par des hormones stéroïdes toxiques, non encore testées.
La folie que constitue la médicalisation des femmes ménopausées a enfin été révélée. Malheureusement, l’utilisation d’hormones stéroïdiennes dangereuses et non encore testées, ainsi que celle d’autres médicaments, continue. Cette fois-ci, cependant, la confrérie médicale et les compagnies pharmaceutiques ont jeté leur dévolu sur les jeunes femmes.

La médicalisation de nos filles
Dans le meilleur des cas, être une adolescente constitue un vrai défi. Aujourd’hui, cela semble encore plus dur tant pour les adolescentes que pour leurs parents. Pressions de l’entourage et pressions sociales, préoccupations économiques, problèmes de santé, travail scolaire et tensions familiales font basculer le baromètre du stress dans le rouge. Sauter des repas, manger des cochonneries et suivre des régimes draconiens, voilà le mode de vie des adolescentes d’aujourd’hui. Plus que jamais, les adolescentes semblent brûler la chandelle par les deux bouts. Les comportements et décisions des jeunes femmes affectent directement leur bien-être physique et émotionnel à court et long terme. Par conséquent, leur santé hormonale est assiégée. Syndrome prémenstruel (SPM), règles douloureuses, absentes ou irrégulières, kystes ovariens, ovaires polykystiques, fibrose kystique des seins (seins nodulaires, douloureux), endométriose, migraines hormonales, acné, allergies, fatigue et sautes d’humeur apparaissent chez les jeunes femmes dans des proportions épidémiques. Beaucoup de jeunes filles tentent d’ignorer leurs problèmes de santé, espérant les voir disparaître. D’autres prennent rendez-vous chez leur médecin. Parions qu’elles ressortiront du cabinet avec une ordonnance pour un médicament ou pour une pilule contraceptive.
La science moderne, au lieu de percevoir les déséquilibres hormonaux comme des aberrations créées par les nombreux abus du mode de vie moderne, a convaincu les femmes que le problème sous-jacent était la menstruation elle-même et que les cycles reproductifs naturels étaient nocifs, sources de maladies et devaient donc être médicalisés. On dit également aux femmes que leur système reproductif est devenu l’ennemi numéro un, cause première de tous leurs problèmes physiques et de leur bouleversement émotionnel. La solution : le désactiver. La méthode : les hormones stéroïdiennes.
Ce point de vue remonte à une période lointaine. Les vénérables ancêtres grecs de la médecine avaient des opinions similaires. Hippocrate a posé la question suivante : Qu’est-ce que la femme ? avant de répondre : La maladie ! . Il a en outre affirmé que la fermentation dans le sang précipitait la menstruation parce que les femmes n’avaient pas la capacité des hommes à dissiper les impuretés du sang en douceur par la transpiration . Suivant son raisonnement, le sang menstruel avait une odeur fétide . Galen, autre célèbre philosophe grec, pensait que le sang menstruel était le résidu du sang contenu dans les aliments que les femmes, dont le corps avait des capacités inférieures, étaient incapables de digérer.1 L’idée que la menstruation est un processus désagréable, pour ne pas dire franchement toxique, existe depuis très longtemps, de même que la croyance selon laquelle la source de toutes les souffrances des femmes réside dans leurs ovaires, leur utérus et leur flux menstruel. La médecine est notoirement misogyne.
Alors qu’il serait réconfortant de penser que vivre au xxie siècle garantit une appréciation plus éclairée de la physiologie féminine, il semble que nous devions encore attendre un siècle ou deux pour y parvenir. Lorsqu’il s’agit de comprendre et d’apprécier les merveilles de la physiologie féminine, la médecine moderne avance à l’allure d’un escargot. Une récente chronique d’un médecin australien très respecté s’intitulait La maladie des règles . Un lecteur lui a posé la question suivante : Mon médecin m’a dit récemment que les règles étaient aujourd’hui considérées par certains comme une maladie, totalement évitable. Est-ce vrai ? . Voici sa réponse judicieuse : Pourquoi les femmes devraient-elles supporter chaque mois la perte de sang précieux, qu’elles ne fabriquent souvent pas en quantités similaires, entraînant la plupart du temps anémie et fatigue chronique ? Prendre chaque jour les ingrédients actifs d’une pilule contraceptive orale, sans pause de sept jours, résout les problèmes . En résumé, la réponse à cette question de savoir si les règles étaient une maladie était un oui inconditionnel2.
Le sentiment que les règles sont une maladie ou du moins un processus physiologique malvenu, injustifié et dangereux ! semble refléter une tendance croissante parmi les membres de la profession médicale. Ils encouragent de nouveaux développements scientifiques pouvant soi-disant libérer les femmes de leur éternelle déficience, la menstruation.
À la tête de la croisade anti-menstruation figure le travail du Dr Elsimar Coutinho, professeur de gynécologie, d’obstétrique et de reproduction humaine à l’Université fédérale de Bahia au Brésil, comme le révèle son livre, Is Menstruation Obsolete ? 3
Le Dr Coutinho affirme que les saignements menstruels réguliers ne sont pas l’état naturel des femmes et qu’ils les mettent en réalité en situation de risque face à divers états pathologiques plus ou moins graves. L’auteur affirme que, bien que la menstruation puisse avoir une importance sur le plan culturel, elle n’a aucune signification médicalement parlant. Il affirme que les femmes de l’ère préhistorique avaient moins de 160 cycles menstruels dans leur vie (il y a de quoi s’interroger sur la rigueur de la méthode scientifique employée pour conduire cette étude). D’autre part, les femmes modernes, qui sont réglées plus tôt et passent moins de temps enceintes, ont plus de 400 cycles menstruels. En tant que défenseur de la liberté des femmes, il pense que les femmes du xxie siècle devraient pouvoir choisir le moment et la fréquence de leurs règles, tout comme elles peuvent désormais choisir le moment et la fréquence de leurs grossesses. D’un point de vue médical, il considère la menstruation comme un processus raté, n’ayant aucun effet bénéfique ; en vérité, elle peut même se révéler nuisible pour la santé de nombreuses femmes.
En résumé, le travail du Dr Coutinho suggère que le traitement le plus médicalement avancé de la menstruation serait sa suppression pure et simple chez toutes les femmes en âge de se reproduire. La terminologie médicale correcte est castration chimique.
Le système reproductif féminin complexe et profondément compliqué, qui a subi des centaines de milliers d’années d’adaptation évolutive, a aujourd’hui été déclaré obsolète. Tel un illusionniste de haut niveau, la science médicale prône désormais le raisonnement et les moyens de faire disparaître complètement la menstruation ! La solution est simple : il suffit de donner à toutes les femmes une pilule contraceptive continue à faible dosage. Quel progrès !
De nombreux médecins et chercheurs deviennent lyriques à l’évocation de la théorie du Dr Coutinho, convenant qu’il n’y a aucune raison pour que les femmes ne puissent pas choisir d’avoir moins de cycles menstruels en prolongeant l’usage de la pilule. Que ce soit pour soulager des problèmes de santé tels que les migraines ou d’éliminer l’inconfort et l’embarras sans parler du coût de la menstruation, la pilule peut désormais être prise en continu pendant 84 jours avant un arrêt de sept jours. De cette façon, les femmes n’auront leurs règles que quatre fois par an. Le Dr Freedolph Anderson, principal chercheur dans le cadre des essais de la nouvelle pilule contraceptive continue Seasonale, qui fera son apparition en 2004, déclare : Nous avons une expérience de plus de 30 ans de suppression prolongée des règles par le Depo-Provera [contraceptif administré par voie intraveineuse] ; nous savons qu’il n’y a aucun problème de santé et que l’absence de règles n’entraîne pas de problèmes gynécologiques chez les femmes .4 Le Dr John Eden, professeur adjoint d’endocrinologie reproductrice à l’Université de Nouvelle Galles du Sud à Sydney, en Australie, partage ce point de vue : Les femmes sont souvent en meilleure santé lorsqu’elles prennent la pilule! 5.
Par conséquent, maintenant que la médecine a vaincu la menstruation et que les éclatantes campagnes de marketing des compagnies pharmaceutiques ont réussi à vanter les vertus toujours plus grandes de la pilule, qu’a-t-on réellement accompli pour toutes les jeunes femmes séduites par ces promesses ? Les femmes sont-elles vraiment en meilleure santé lorsqu’elles prennent la pilule ? La suppression prolongée des règles par le Depo-Provera n’a-t-elle eu absolument aucun effet néfaste pendant ces plus de 30 années ? Est-ce vraiment une grande victoire ou une catastrophe sans précédent pour les femmes modernes ?

Des faits choquants concernant la pilule
Depuis 1960, date à laquelle l’Office de contrôle pharmaceutique et alimentaire des États-Unis (FDA) l’a homologuée à des fins contraceptives, la pilule est l’un des moyens contraceptifs les plus courants. Mais au cours de ces dernières années, à l’image des emplois non conformes de l’HTS, on a de plus en plus prescrit des contraceptifs oraux à des adolescentes et à des jeunes femmes à des fins non contraceptives.
Nul doute que les médecins considèrent la pilule comme le meilleur remède à une longue liste de difficultés hormonales que connaissent les jeunes femmes. Aujourd’hui, il y a pléthore d’options : la pilule à faible dosage combinant oestrogènes et progestatifs, la pilule microdosée exclusivement à base de progestatifs ; et l’injection ou l’implantation pour une durée de trois ans.
Bien au-delà de son usage initial en tant que contraceptif à court terme, la pilule est devenue le chouchou du monde médical pour traiter absolument n’importe quel problème hormonal qu’une jeune fille peut rencontrer, et plus encore. À ce jour, la pilule est prescrite pour aider les adolescentes à lutter contre l’acné, à régulariser leurs règles, à supprimer les règles douloureuses et à traiter le SPM, l’endométriose, les migraines, les kystes ovariens et les ovaires polykystiques. Aujourd’hui, on prescrit la pilule à des jeunes filles dès l’âge de treize ans pour lutter contre l’acné.
La pilule a été vendue par la profession médicale comme l’un des médicaments les plus efficaces et les plus préventifs. Mais est-ce le cas ? En décembre 2002, le gouvernement fédéral américain a publié la 10e édition de son ‘Rapport biennal sur les cancérigènes’, demandé par le Congrès afin que le gouvernement contribue à l’information du public sur les substances ou les expositions reconnues cancérigènes chez l’homme. À la liste des cancérigènes humains reconnus s’ajoutaient tous les oestrogènes stéroïdiens employés dans l’hormonothérapie substitutive et les contraceptifs oraux6. La gravité de cette découverte n’est pas exagérée : tous les oestrogènes se sont désormais avérés, sans aucune équivoque, cancérigènes !
Pour aggraver encore un peu plus les choses, la noréthistérone, le progestatif le plus courant des contraceptifs oraux combinant oestrogènes et progestatifs, ainsi que d’autres progestatifs synthétiques utilisés pour les injections et les implants, figuraient sur la liste des cancérigènes humains reconnus du National Institute on Environmental Health Science dès 1997.7 Est-ce de l’arrogance ou de la pure ignorance que de croire que les femmes sont souvent en meilleure santé si elles prennent la pilule ? Le fait est que les ingrédients de la pilule, quelle que soit sa formule, sont des cancérigènes humains reconnus. Comment peut-on estimer qu’un médicament cancérigène favorise la santé ? Quels cancers ces hormones provoquent-elles ? Des études ont associé oestrogènes et progestatifs aux cancers du sein, des ovaires, de l’endomètre, du col de l’utérus, de la peau, du cerveau et des poumons.
Il est désormais reconnu que, loin d’être sûres et sans risques, ces hormones stéroïdes sont, en fait, des médicaments dangereux faisant beaucoup de mal aux femmes et mettant leur vie en danger. La plupart des femmes prenant la pilule contraceptive n’ont pas vraiment conscience d’ingérer en réalité des produits nocifs à leur corps, pas plus qu’elles ne sont informées des effets potentiels indésirables.

Les menstruations considérées comme maladies
La pilule stoppe littéralement la menstruation naturelle. Les saignements ne surviennent chaque mois que parce que les hormones synthétiques ne sont pas prises pendant sept jours du cycle, ce qui entraîne une desquamation de la muqueuse utérine. Il serait plus exact de qualifier le saignement qui survient de saignement de privation et non de menstruation. En fait, il n’y a rien de naturel dans le fait de prendre la pilule. L’action de la pilule est en réalité une forme féminine de castration car elle stoppe le cycle reproductif naturel. Parfois, les ovaires peuvent être abîmés de façon irrémédiable, entraînant une stérilité.8
Fabio Bertarelli, milliardaire suisse qui possède les Laboratoires Scrono, fabricant de 70 % des médicaments contre la stérilité vendus dans le monde, a témoigné de ce fait. Il a déclaré au Wall Street Journal en 1993 : Nos clients habituels sont des femmes de plus de 30 ans qui prennent la pilule depuis qu’elles sont adolescentes ou l’âge de vingt ans environ.
Le commerce contre la stérilité est en plein essor. Les données tirées du journal Fertility and Sterility suggèrent qu’aux États-Unis 6,2 millions de femmes ont connu des problèmes de stérilité en 1995, comparé à 4,5 millions en 1982 et 4,9 millions en 1988 et ce nombre pourrait atteindre 7,7 millions en 2 025,9
Toutes les formules contraceptives peuvent augmenter le risque de maladie coronarienne, de cancer du sein, de cancer du col de l’utérus, de cancer de la peau, de dysfonctionnement immunitaire, de toxicité hépatique, d’attaques, de caillots sanguins, d’ostéoporose, de gingivites, d’hypertension et de grossesse extra-utérine. Parmi les effets secondaires figurent des nausées, des vomissements, des maux de tête de type migraineux, une tension des seins, des allergies, une prise de poids, des changements d’orientation sexuelle, la dépression, une perte des cheveux, un développement de la pilosité faciale et une incidence accrue de vaginites. En outre, les femmes ayant des antécédents d’épilepsie, de migraine, d’asthme ou de maladie cardiaque peuvent voir leurs symptômes s’aggraver. Bon nombre de ces effets pourront persister bien après l’arrêt de la pilule.
Les utilisatrices de la pilule ont un risque accru de deux types douloureux de maladies inflammatoires des intestins : la rectocolite hémorragique et la maladie de Crohn. Par ailleurs, la pilule entraîne de graves carences nutritionnelles en vitamines B1, B2, B6, acide folique, B12, vitamines C, E, K, zinc, sélénium, magnésium et acide aminé tyrosine, essentiel au bon fonctionnement de la thyroïde. Les oestrogènes augmentent les taux de cuivre responsable de l’état dépresssif.10
Encore plus alarmant est le fait que plus une femme prend la pilule jeune, plus elle a de risques de développer un cancer du sein et, de surcroît, camouflé par un mauvais pronostic. Une étude dérangeante a montré que la pilule entraînait des aberrations chromosomiques dans le tissu mammaire des jeunes utilisatrices. Cette enquête a ensuite été étayée par une étude indiquant un risque accru de 100 % de cancer du sein pour une utilisation de la pilule allant de 10 ans à seulement trois mois ! Il n’est donc pas surprenant de diagnostiquer aujourd’hui un cancer du sein chez des jeunes femmes de 17 et 19 ans.11
Le tissu mammaire des jeunes adolescentes n’a pas achevé son développement et est particulièrement sensible à la stimulation excessive des oestrogènes synthétiques. Dans une étude de référence, des chercheurs ont découvert que les femmes qui prenaient la pilule avant l’âge de 20 ans et chez qui l’on diagnostiquait par la suite un cancer du sein présentaient des tumeurs avec des pronostics plus mauvais que les patientes atteintes d’un cancer du sein qui avaient commencé à prendre la pilule plus tard ou ne l’avaient jamais prise.12 Une autre étude a abouti à un constat absolument terrifiant : plus les femmes chez qui l’on diagnostique un cancer du sein sont jeunes, plus elles risquent d’en mourir dans les cinq années suivantes.13
Les progestatifs ont leurs propres inconvénients. En plus d’être cancérigènes, ils augmentent le mauvais cholestérol et la tension artérielle, perturbent le métabolisme du sucre, compromettent le système immunitaire et entraînent une masculinisation indésirable. Il n’est donc pas surprenant que le Depo-Provera préoccupe beaucoup les femmes. Il paraît que les femmes qui l’utilisaient avant l’âge de 25 ans augmentaient leur risque de cancer du sein de 50 % et que les femmes qui l’utilisaient pendant six ans ou plus augmentaient leur risque jusqu’à 320 % (c’est le Dr Coutinho, le partisan enthousiaste d’une suppression des cycles menstruels par l’usage d’une pilule continue à faible dosage, qui a développé le Depo-Provera). Tout aussi préoccupantes sont les études montrant que tant les contraceptifs oraux que le Depo-Provera contribuent à une déperdition osseuse chez les adolescentes.14-15
Inutile de dire que la médicalisation des cycles menstruels et des déséquilibres hormonaux des femmes par l’intermédiaire de campagnes de publicité envahissantes et persuasives lancées à la fois par la profession médicale et par les industries pharmaceutiques met gravement en danger le bien-être physique et émotionnel des jeunes femmes.
On a convaincu de nombreux parents que la pilule était la solution aux règles douloureuses, à l’acné ou encore aux kystes de l’endomètre ou des ovaires de leurs filles mais le fait est que ce traitement cancérigène ne fera que compromettre un peu plus la santé des adolescentes. Ce que l’on a sérieusement négligé est le fait que l’hormonothérapie substitutive et les pilules contraceptives renferment les mêmes ingrédients : des oestrogènes et des progestatifs. La principale différence ? La pilule contient des quantités plus élevées de ces médicaments toxiques, cancérigènes, entraînant des modifications physiologiques.
Avec l’arrivée de la pilule continue à faible dosage, les cycles menstruels normaux sont désormais une proie rêvée pour les traitements médicamenteux. Cela est très attirant pour les jeunes femmes, à qui l’on a répété que les cycles menstruels étaient une calamité, pour ne pas dire un maudit désagrément. Les régimes dépourvus de nutriments, le stress et les toxines environnementales les vrais responsables des règles irrégulières et des déséquilibres hormonaux ont été quasiment ignorés par les médecins. Pourquoi ne pas simplement utiliser une solution de fortune pour désactiver tout le système ? Prendre une pilule ! Nous y revoilà !
Si l’on repense aux récentes révélations sur l’HTS, prescrire massivement la pilule continue à faible dosage sans avoir entrepris d’études à long terme équivaut à mener une expérience dangereuse sur des jeunes femmes. Toutefois, il serait inutile de dépenser des millions de dollars dans une telle étude, étant donné qu’il existe déjà des preuves écrasantes montrant à quel point la pilule compromet gravement la santé des jeunes femmes.

L’invention d’un nouveau trouble
Malheureusement, le programme des compagnies pharmaceutiques ne se limite pas à l’obsolescence des cycles menstruels. La médicalisation des cycles naturels des jeunes femmes se manifestent également d’une autre façon.
Le géant pharmaceutique Eli Lilly fait la promotion de son nouveau médicament, Sarafem, en le présentant comme la pilule miracle pour les femmes souffrant d’un nouveau trouble mental appelé trouble dysphorique prémenstruel (TDP).
Vous n’en avez jamais entendu parler ? Ce n’est pas surprenant étant donné qu’on en a fait un trouble psychiatrique il y a seulement trois ans environ.
Le TDP, ce trouble mental , que l’Association Psychiatrique Américaine (APA) n’a pas encore accepté comme un trouble mental officiel, figure néanmoins dans l’annexe du Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders de l’APA, la quatrième classification américaine des troubles mentaux ou DSM-IV, la bible des maladies mentales.
Le TDP est en réalité la version revue et corrigée du syndrome prémenstruel (SPM), qui est supposé toucher 3 à 10 % des femmes réglées. Le fait que le TDP ne figure que dans l’annexe du guide de diagnostic indique que l’APA souhaite que des recherches supplémentaires soient effectuées avant de l’accepter comme un trouble mental à part entière. Néanmoins, on le traite activement.
Pour que l’on diagnostique un TDP chez une femme, celle-ci doit présenter au moins cinq symptômes. Ce trouble mental non officiel est soi-disant caractérisé par les symptômes suivants : humeur dépressive, anxiété ; perte d’intérêt pour les activités habituelles ; sentiment de tristesse, de désespoir, d’autodépréciation, de tension, d’anxiété ou d’être à cran ; irritabilité persistante ; colère ; conflits interpersonnels accrus ; sensation de fatigue, de léthargie ou de manque d’énergie ; modifications marquées de l’appétit ; sentiment subjectif d’être submergée ou de perdre le contrôle ; et symptômes physiques tels qu’une tension ou un gonflement des seins. Avant de pouvoir diagnostiquer un TDP, on conseille à une femme de dresser un graphique de ces symptômes pendant deux mois.
Dans sa publicité, Lily rapporte que les médecins peuvent traiter le TDP à l’aide d’une jolie pilule de couleur rose et lavande du nom de Sarafem la première et la seule prescription contre le TDP. La publicité ajoute plus loin que Sarafem contient du chlorhydrate de fluoxétine, le même ingrédient actif que celui que l’on trouve dans le Prozac .16
En réalité, Sarafem est l’inhibiteur sélectif du recaptage de la sérotonine (ISRS) connu sous le nom de Prozac. Eli Lilly admet que Sarafem possède le même ingrédient actif que le Prozac, avec les mêmes effets secondaires dangereux. Il s’est paré d’une capsule de couleur rose et lavande et son prix a augmenté. Il se fait actuellement passer pour un véritable médicament contre le TDP. Ce n’est pas un hasard si l’année où Sarafem a été listé comme l’unique médicament homologué pour ce nouveau trouble mental féminin a coïncidé avec l’année de l’expiration du brevet du Prozac. Sans brevet pour le Prozac, Eli Lilly perdait les droits exclusifs sur le médicament, ainsi que des profits s’élevant à des centaines de millions de dollars. Toutefois, avec l’acceptation du clone du Prozac, Sarafem, comme le seul traitement homologué contre le TDP, le brevet actuel de Lilly sur le Prozac se prolongeait de sept ans.
Selon des documents consultables sur le site Internet de la FDA, Lilly a proposé une étude pilote du TDP chez les adolescentes afin d’évaluer sa réaction à un traitement à la fluoxétine . Alors, qui y gagne ? Les gynécologues obstétriciens, que Lilly vise exclusivement en tant que prescripteurs, et, bien sûr, Eli Lilly. Qui y perd ? Les jeunes femmes.
Et maintenant, deux autres médicaments ont récemment été homologués pour traiter le TDP. Il s’agit des antidépresseurs Zoloft et Paxil. Avec ces deux acteurs supplémentaires sur le marché de la lutte contre le TDP, attendez-vous à voir beaucoup plus de publicités à la télévision et dans les magazines éduquant de façon agressive le public sur cette nouvelle pathologie grave . Une fois encore, les femmes sont victimes de manipulation, de désinformation et de mauvais traitements afin de remplir les caisses des compagnies pharmaceutiques. Mais s’ajoute à cela un côté encore plus redoutable.

Une forte mise en garde contre le Prozac, le Paxil et le Zoloft
Des chercheurs de la division d’oncologie préventive de Toronto, au Canada, ont rapporté que les antidépresseurs administrés à des rongeurs à des doses pertinentes sur le plan clinique favorisaient le développement de tumeurs malignes chez ces rongeurs. Ces médicaments se fixent aux récepteurs régulant la croissance à l’intérieur des cellules associés aux accepteurs anti-oestrogènes. Lorsqu’on les a administrés à des rates mélangés à un cancérigène connu, les animaux ont rapidement développé des tumeurs mammaires. Par rapport aux cas témoins, la fréquence des tumeurs a plus que doublé chez les rates à qui l’on avait administré des antidépresseurs.17 L’équipe de chercheurs canadiens a également découvert que les femmes qui prenaient du Paxil voyaient leur risque de cancer du sein multiplié par sept ! 18
D’autres études ont montré que non seulement le Prozac favorisait les tumeurs mais qu’il entraînait en outre la prolifération des cellules malignes en inhibant la capacité innée du corps à tuer les tumeurs cancéreuses. Il y a de plus en plus de preuves indiquant que ces médicaments peuvent entraîner un cancer du sein et d’autres formes de cancer telles que tumeurs cérébrales.19 Allan Steingart, professeur adjoint de psychiatrie à l’Université de Toronto, a également émis une autre mise en garde : les ISRS sont des perturbateurs endocriniens qui peuvent modifier les taux d’oestrogènes. Parmi les effets secondaires, on compte des modifications dans la densité des seins, une lactation chez des femmes qui ne sont pas enceintes et un dysfonctionnement sexuel.20 De dangereux effets secondaires à long terme sont en outre associés à ces médicaments. Selon le Dr Joseph Glenmullen, psychiatre qui travaille pour les services médicaux de l’Université d’Harvard et a écrit Prozac Backlash [Répercussions du Prozac], ils incluent : des troubles neurologiques tels que des tics défigurant le visage et le corps tout entier et pouvant révéler des lésions cérébrales, un dysfonctionnement sexuel touchant jusqu’à 60 % des utilisatrices, des symptômes de manque fragilisants parmi lesquels des hallucinations visuelles, des sensations semblables à des chocs électriques dans le cerveau ainsi que des vertiges, des nausées et de l’anxiété.21
Les ISRS Prozac, Zoloft, Paxil possèdent une autre caractéristique : ils ont la capacité de transformer des gens normaux en meurtriers suicidaires déchaînés. Trois ans avant que le Prozac ne soit homologué par la FDA fin 1987, son équivalent allemand émettait des réserves si sérieuses quant à l’innocuité du Prozac qu’il refusa d’homologuer cet antidépresseur. La raison était que les études de Lilly montraient que des patients auparavant non suicidaires qui prenaient ce médicament présentaient un taux de suicide et de tentatives de suicide cinq fois plus élevé que ceux qui prenaient des antidépresseurs plus anciens et trois fois plus élevé que ceux qui prenaient des placebos. Les propres chiffres de Lilly indiquaient que parmi les patients auparavant non suicidaires qui prenaient le médicament au début des essais cliniques, un sur 100 développait une grave forme d’anxiété et d’agitation appelée akhatisie, le poussant à tenter de se suicider ou à se suicider au cours de ces essais.22
A l’aide des chiffres sur le Prozac fournis à la fois par Lilly et par des recherches indépendantes, le Dr David Healy, Directeur du Département de médecine psychologique de North Wales à l’Université de Wales et spécialiste du système de la sérotonine du cerveau, a estimé que probablement 50 000 personnes s’étaient suicidées en étant sous Prozac depuis son lancement, bien plus que le nombre de personnes qui l’auraient fait si on les avait laissées sans traitement .23
Le Dr Peter Breggin, le célèbre psychiatre et auteur de Toxic Psychiatry : Talking Back to Prozac [La psychiatrie toxique : en réponse au Prozac] a affirmé : Je ne doute pas une seconde que le Prozac puisse entraîner la violence et le suicide ou y contribuer. J’ai vu de nombreux cas. Dans un récent essai, six pour cent des enfants sont devenus psychotiques en prenant du Prozac. Et la psychose maniaque peut conduire à la violence .24
Et pourtant, le 3 janvier 2003, la FDA a approuvé l’utilisation du Prozac pour soulager la dépression chez les enfants entre sept et dix-sept ans. Elle l’a également approuvée pour les enfants souffrant de troubles obsessionnels compulsifs.
Aux États-Unis et en Australie, des psychiatres ont déjà prescrit l’antidépresseur le plus célèbre du monde (et des concurrents similaires) à leurs plus jeunes patients. L’inclusion d’informations propres aux enfants sur l’étiquette du Prozac demandée par la FDA signifie que davantage de médecins, pas seulement des spécialistes de la dépression, pourront le prescrire. En Amérique, la dépression touche jusqu’à 2,5 % des enfants et 8 % des adolescents.25 Quelles catastrophes nous attendent si nous suivons ces modes ? Verrons-nous des gros titres à propos d’enfants pris de folie meurtrière, ayant peut-être mis fin à leur vie et à celle d’autrui ? On a déjà découvert que la majorité des meurtriers dans les écoles américaines étaient sous ISRS.
L’incidence croissante de dépression et d’anxiété parmi les jeunes filles signifie que les ordonnances d’ISRS vont se multiplier. Les adolescentes sont en outre prises dans une situation inextricable étant donné que la dépression est également un effet secondaire des déséquilibres hormonaux ainsi que de la pilule. Et combien de jeunes filles et de jeunes femmes mises sous Prozac/Sarafem ou sous l’un des nombreux autres ISRS se trouveront un jour confrontées à un diagnostic de cancer du sein ?

Rendre la santé aux jeunes femmes
Il est réellement terrifiant de penser que les compagnies pharmaceutiques s’attaquent avec enthousiasme aux jeunes femmes, aux adolescentes et maintenant aux enfants dès l’âge de huit ans, qui représentent un marché lucratif pour leurs ISRS. Si nous continuons à nous laisser hypnotiser et à laisser nos enfants se faire hypnotiser par la rhétorique et la ruse de la profession médicale et pharmaceutique, nous allons vers de grandes catastrophes et vers une tragédie humaine en matière de santé.
Le véritable objectif (par rapport au thème principal de cet article) est de rendre la santé aux adolescentes et aux jeunes femmes. La menstruation est une expression puissante de la véritable identité de la femme. Le système reproductif féminin est délicat et peut facilement se dérégler lorsqu’il est privé des nutriments adéquats ou mis à rude épreuve. Nos filles, au lieu de se tourner vers une pilule pour masquer des signes d’avertissement importants, doivent apprendre à faire des choix sains en matière d’alimentation et de style de vie. Les praticiens holistiques compétents sont de précieux alliés pour leur permettre de retrouver une bonne santé hormonale.
Encore plus lourde de défis est la tâche consistant à se défaire des mythes culturels profondément ancrés. Si les femmes veulent réellement retrouver et entretenir leur santé et l’amour de leur corps, il faut exorciser les vieux mythes et les vieilles superstitions de notre inconscient collectif. Les croyances conscientes et inconscientes erronées sur l’anatomie des femmes se transmettent de génération en génération. Nos filles en sont les héritières sauf si nous choisissons de leur enseigner autre chose.
En se débarrassant de ces idées fausses, les femmes peuvent réellement honorer et apprécier leur corps condition préalable importante pour l’équilibre hormonal général.

A propos de l’auteur :
Sherrill Sellman est l’auteur du best-seller Hormone Heresy : What Women Must Know About Their Hormones [L’Hérésie des hormones : ce que les femmes doivent savoir sur leurs hormones]. Son nouveau livre, Mothers : Prevent Your Daughters From Getting Breast Cancer [Mamans : évitez à vos filles d’avoir un cancer du sein] sortira en avril 2003. Elle collabore régulièrement à NEXUS. Ses articles sur la pilule et l’hormonothérapie substitutive ont été respectivement publiés dans NEXUS n° 1, 2,15 et 19
. Sherill part en tournée pour donner une série de conférences en Australie de mars à mai 2003. Visitez son site Internet à l’adresse http://www.ssellman.com pour obtenir des détails sur cette tournée ainsi que sur d’autres tournées prévues en 2003 ou envoyez-lui un e-mail à l’adresse golight@earthlink.net. Pour vous abonner à sa publication électronique mensuelle sur les hormones, envoyez un e-mail à l’adresse hwise@ssellman.com.



Notes de fin

  1. Angier, Natalie, Woman : An Intimate Geography, Houghton Mifflin Company, New York, 1999, p. 94.
  2. Wright, Dr James, The Gold Coast Bulletin, mercredi 26 juin 2002, p. 31.
  3. Coutinho, Elsimar M. et Segal, Sheldon J., Is Menstruation Obsolete ? Oxford University Press, USA, 1 999.
  4. James-Enger, Kelly et Brown, Emma-Charlotte, Which Pill Can Stop Your Period and Prevent Cancer ? , She Magazine (Australie), avril 2002, p. 107.
  5. ibid.
  6. National Toxicology Program, Report on Carcinogens , dixième édition, http://ntp-server.niehs.nih.gov
  7. Site Internet : http://ntpserver.niehs.nih.gov/htdoes/8_RoC/RAC/Norethisterone. html
  8. Wilks, John, A Consumer’s Guide to the Pill and Other Drugs, Freedom Publishing Company Pty Ltd, Australie, 1996, p. 16
  9. and Sterility 1998 :70 : 30-34
  10. Naish, Francesca, Natural Fertility, Sally Milner Publications, Australie, 1996, p. 14
  11. Thomas, D.B., Oral contraceptives and breast cancer, Journal of the National Cancer Institute 1993 :85 : 359-64
  12. Olson, H et al. Proliferation and DNZ ploidy in malignant breast tumors in relation to early oral contraceptive use and early abortions, Cancer 1 991 ; 67 : 1 285-90
  13. Wilks, John, ibid., p. 59
  14. Kass-Wolff, J. H., Bone loss in adolescents using Depo-Provera, J Soc Pediatr Nurs 2 001 jan-mars : 6 (1) : 21-31
  15. Contraception 1 998 juil ; 57 : 231-235
  16. Spartos, Carla. Sarafem Nation, The Village Voice, 6-10 décembre 2000
  17. Brandes L. J., Arron R. J., Bogdanovic R. P., Tong J., Zsaborniak C. L. F., Hogg, G. R., Warrington R., Fang W., La Bella F.S., Stimulation of malignant growth in rodents by antidepressent drugs at clinically relevant doses. Cancer Res 1 992 ; 52 (13) : 3796-3800.
  18. New England Journal of Medicine, vol. 342, 29 juin 2000, p. 2003
  19. Thompson, T., The Wizard of Prozac, Washington Post, 11 novembre 1993.
  20. Am J Epidemiology 15 mai 2000 : 151 (10) : 951-57
  21. Voir : http://www.mercola.com/2000/apr9/prozac_backlash. htm
  22. Garnett, Leah R., Prozac Revisited, Boston Globe, 5 juillet 2000.
  23. ibid.
  24. Rappaport, John. School Violence : The Psychiatric Drugs Connection, NEXUS n° 5, nov-déc 99
  25. Site Internet de la FDA, http://www.fda.gov/bbs/topics/ANSWERS/2003/ANS01187.html
Repost 0
Published by Tinuviel - dans FEMINITUDE
commenter cet article
13 février 2006 1 13 /02 /février /2006 10:25


Parlons un peu de notre ventre de femme.

 

Celui qui abrite notre fécondité de femelles, et qui pulse, bat, vit, et « se » vit en termes de cycles, lunes, ovulations, accueils, orgasmes, dons, créations, menstruations, grossesse, enfantement …

 

Ce ventre que les femmes connaissent au fond si mal, et respectent si peu, parce qu’elles n’ont jamais appris à en décoder le langage, à en aimer les fluctuations et les vibrations, les flux et les reflux. Ce ventre qui nous fait femmes, qui influence par vagues régulières et sans cesse renouvelées nos humeurs, notre ressenti, nos désirs …

 

Ce ventre que nous muselons dans ses expressions, que nous stérilisons quand nous n’en avons pas besoin, que nous enfermons sous camisole chimique, et empêchons d’exprimer ses humeurs, ses fertilités, son limon, et que nous laissons fouiller et gérer par des étrangers investis d’un passe-droit magique leur donnant accès et autorité sur le plus intime de nous-même.

Ce ventre dont nous ne comprenons pas qu’il se révolte parfois, dont nous ne tolérons pas qu’il se manifeste hors de notre contrôle, que nous n’avons pas appris à aimer, toucher, écouter, comprendre.

 
Parlons-en.
 

On évoque de plus en plus, et c’est tant mieux, le sujet des accouchements « naturels », en opposition à l’hypermédicalisation de la naissance. Ou la contraception tout aussi « naturelle », en opposition avec l’utilisation d’une technologie extérieure pour contrôler sa fertilité.

 

Mais s’interroge-t-on suffisamment sur les origines de cette mainmise médicale ou technologique sur notre corps et ses expressions ?

Comment en arrive-t-on à tolérer, et même à trouver normal, que des personnes tout à fait étrangères à notre intimité puissent se sentir investies du « contrôle » de notre fonctionnement interne ou de notre fécondité ?!

 

Un simple exemple : presque toutes les femmes, à quelques rares exceptions près, se sont déjà vues fourrer plusieurs doigts et instruments désagréables dans le vagin par leur gynécologue. Cela fait partie de la routine des consultations gynécologiques conseillées aux femmes au moins deux fois par an. Et à côté de cela, combien de ces mêmes femmes ont-elles déjà eu la curiosité, je dirais presque l’audace, de se palper elles-mêmes l’intérieur du vagin, de ressentir la texture de leurs muqueuses, l’arrondi bien dur du col de leur utérus, la texture de leurs sécrétions internes ?

 

Nous ne savons pour la plupart même pas comment nous fonctionnons ! Oh bien sûr, beaucoup ont des connaissances biologiques suffisantes, enseignées à l’école ou dans un quelconque planning familial, pour pouvoir expliquer comment fonctionne en gros « l’appareil génital féminin ». Mais combien ont la connaissance de LEUR fonctionnement intime, si propre à chaque femme dans ses expressions et ses manifestations, dans ses régularités ou irrégularités ? Combien s’écoutent suffisamment pour percevoir leurs ressentis profonds et pouvoir dire « je me connais ».

 

Alors je me propose, en quelques textes qui viendront l’un après l’autre (le temps de leur gestation :-)), d’accomplir petit à petit un voyage – une odyssée – au travers de notre ventre féminin, de parler aussi bien de notre « géographie intime » que de tous les aspects de nos cycles et notre fécondité, de la subtilité de certaines réactions physico-psychologiques de la grossesse et de l’enfantement, où chaque élément interagit avec les autres pour aboutir à un tout, dans un ballet subtil qui échappe complètement à l’entendement de la médecine et de son approche cloisonnée des choses.

 

J’ai un rêve – moi aussi – qui est que chaque femme accède à cette connaissance intime, prenne ou reprenne le pouvoir sur son corps, la souveraineté sur sa fécondité. Et que cette connaissance et ce pouvoir soient transmis entre femmes, et de mères en filles, naturellement. Pour que nos filles ne se laissent plus déposséder de cette immense part d’elles-mêmes sous de faux prétextes, et ne délèguent plus cette responsabilité qu’éventuellement par choix ou par paresse, mais en tout cas jamais plus par méconnaissance.


F. Jeurissen
Repost 0
Published by Tinuviel - dans FEMINITUDE
commenter cet article
8 février 2006 3 08 /02 /février /2006 23:36


Voici un texte de Jacques Salomé que j'aime beaucoup. Je vous le fais partager.

 



"Quand je te demande de m'écouter !


Quand je te demande de m'écouter et que tu commences à me donner des conseils, je ne me sens pas entendu.

Quand je te demande de m'écouter et que tu me poses des questions, quand tu argumentes  quand tu tentes de m'expliquer ce que je ressens ou ne devrais pas ressentir, je me sens agressé.

Quand je te demande de m'écouter et que tu t'empares de ce que je dis pour tenter de résoudre ce que tu crois être mon problème, aussi étrange que cela puisse paraître, je me sens parfois encore plus en perdition.

Si tu veux faire pour moi, tu contribues à ma peur, tu accentues mon inadéquation et peut-être renforces-tu ma dépendance.

Quand je te demande ton écoute, je te demande d'être là, au présent, dans cet instant si fragile où je me cherche dans une parole parfois maladroite, inquiétante, injuste ou chaotique. J'ai besoin de ton oreille, de ta tolérance, de ta patience pour me dire au plus difficile comme au plus léger.

Oui simplement m'écouter... sans excusation, ni accusation, sans dépossession de ma parole, sans tentative d'appropriation de ce que je te dis.

Écoute, écoute-moi quelquefois !

Tout ce que je te demande, c'est de m'écouter. Au plus proche de moi.

Simplement accueillir ce que je tente de te dire, ce que j'essaie de me dire car c'est cela le plus difficile.

Ne m'interromps pas dans mon murmure, n'aie pas peur de mes
tâtonnements ou de mes imprécations. Mes contradictions comme mes accusations, aussi injustes soient-elles, sont importantes pour moi. Je ne me sers pas de toi, mais c'est vrai, j'ai besoin de toi à ce moment-là.

Par ton écoute, je tente de dire ma différence, j'essaie de me faire
entendre surtout de moi-même. J'accède ainsi à une parole propre, à une parole mienne, celle dont j'ai été longtemps dépossédé.

Oh non ! Je n'ai pas besoin de conseils ou de rassurances dans ces
moments-là! Je peux agir par moi-même et aussi me tromper. Je ne suis pas impuissant, parfois démuni, découragé, hésitant, pas toujours impotent.

Quand je me sens écouté, je peux enfin m'entendre.

Quand je me sens écouté, je peux entrer en relance. Établir des ponts,
des passerelles, certes incertains et fragiles entre mon histoire et mes histoires, mais j'avance.

Je peux relier des événements, articuler entre elles des situations,
donner du sens à des rencontres ou simplement accepter mes émotions.

Dans la trame de mes interrogations, tisser ainsi l'écoute de ma vie.
Oui, ton écoute peut être passionnante

S'il te plaît écoute et entends-moi.


Et, si tu veux parler à ton tour, attends juste un instant, que je
puisse terminer et je t'écouterai à mon tour, mieux, surtout si je me suis senti entendu dans cet espace de moi plus ouvert à toi."
Repost 0
30 janvier 2006 1 30 /01 /janvier /2006 21:30

Voici un texte qui, à l'époque où je l'ai écrit, m'avait été largement inspiré - entre autres - par la lecture du "continuum concept". Je ne l'avais pas réalisé tout de suite, mais après coup ça m'a sauté aux yeux.


Il est étendu là dans le noir depuis des siècles, des millénaires, à attendre qu’on vienne le délivrer.

Il ne sait pas - pourrait-il le savoir ? - quelle est la pire souffrance. La faim ? La peur ? La solitude ? Le froid ? L’impuissance ? Tout se confond sous le linceul glacé d’une indicible et abyssale angoisse. Une angoisse de mort.

Mais que sait-il de la mort ? Rien, il ne peut même pas en avoir l’idée. Mais il le pressent dans cette partie de son cerveau qui remonte à la nuit des temps. C’est l’angoisse de finir là dans cette obscurité, d’y rester pour toujours, incapable de se mouvoir, sa vie se diluant dans une éternité de douleur toujours reconduite. Son cœur, son ventre, son cerveau éclatant sous la cruelle et colossale violence des émotions ressenties, s’éparpillant dans ce vide, chavirant dans ce rien.

Parfois il crie, il hurle comme un damné, pendant des heures, pendant des vies. Pour rien. Il ne crie même plus pour obtenir un peu de douceur et de lumière, puisqu’il peut mourir tellement de fois au fond de son âme avant qu’elles ne reviennent. Puisqu’à chaque fois il en oublie même qu’elles peuvent exister.

Et puis vient le moment où, exténué, il ne peut plus que gémir spasmodiquement, sur une seule note faible et lancinante. Et la mélopée impuissante et désespérée finit par cesser de transpercer le silence épais de l’indifférence qui l’entoure. Il s’arrête, éperdu de douleur, la gorge incendiée, les yeux brûlants de sel, la poitrine hoquetante, la tête bourdonnante, à bout de souffle, à bout d’espoir.

Mais voilà que l’instant se suspend, que l’espace se dilate et se resserre autour de lui au rythme de son cœur emballé, la terreur monstrueuse hésite à refluer enfin. Car du fond de son puits de souffrance, lui parviennent des bruits lointains. Des bruits joyeux, des bruits vivants, qui réveillent en lui l’écho d’une autre époque. Des bruits chauds et bons, qui le font redoubler d’appels éperdus, malgré les brûlures de son corps épuisé. Parce que ces bruits ont soufflé sur l’espoir qui survit tout au fond de lui, et l’ont attisé un instant. Mais bientôt les sons étouffés diminuent, pour s’arrêter totalement sans la moindre délivrance. Harassé, il consent à se taire enfin, figé dans la désespérance.

Il finit par sombrer, vidé, dans un sommeil hors du temps, dans un coma libérateur. Et là son inconscient peut replonger avec délice dans le souvenir d’une autre époque, d’un temps où tout était différent. Il se rappelle alors la chaleur, la douceur, la félicité de son corps, aux besoins tellement vite comblés qu’il n’avait même pas le temps de les ressentir. Il se souvient en rêve de l’éternité de ces jours heureux, bercés dans un océan de chaleur enveloppante, rythmés par le battement assourdi et rassurant du cœur du monde. C’était une autre vie, un autre temps. Avant le cataclysme, avant le purgatoire.

Il s’éveille à nouveau, pour réintégrer sa terrible réalité. Il se tord de souffrance, pulse de mille hurlements dévastateurs, explose en mille fêlures. C’en est trop de cette solitude inhumaine et immobile, de cette obscurité sans fin. Il se déchire, ressent vaguement son esprit éclater en morceaux épars, impossibles à rassembler. Il n’est plus un. Il n’a plus d’humanité. Il n’y a plus de limite entre lui et l’enfer. Son cerveau trop meurtri va sombrer. Il n’est plus que douleurs et suppliques.

Et puis brusquement s’ouvre un pan de ciel, sur la lumière et la vie. Soudain cesse la torture, et s’illumine la nuit du grand silence de glace.

Des mains le soulèvent, le caressent, le réchauffent. Un liquide tiède et revigorant lui inonde les lèvres, et puis la gorge, et puis le ventre. Il peut se laisser aller à la volupté des goulées qui le revivifient, le ressuscitent. La tendresse universelle le submerge, son corps écartelé est enfin touché, reconstruit … il s’éclaire. Il redevient un, retrouve sa cohérence. Il vibre à nouveau au son de la pulsation familière du cœur du monde. Il se laisse caresser l’âme par cette voix ronronnante qui lui murmure des sons, des sons qui lui rendent la vie et la dignité. Il jouit et se berce sans retenue de cette voix aimée. Il est plein, il est rond, il est vivant autant qu’on peut l’être, il est confiance absolue.

Il a déjà oublié la souffrance et l’angoisse. Déjà oublié la solitude et le vide. Il vit l’instant présent, aussi voluptueusement comblé qu’on peut l’être.

Et il ignore, heureusement, l’éternel recommencement de ce jeu cruel.

* * *

- Et alors, ça va mieux maintenant, il est moins difficile ?

- Oui, j’ai suivi tes conseils, et il s’arrête de plus en plus vite de pleurer maintenant… Je crois qu’il a compris.

- Je te l’avais bien dit. C’est comme ça avec les bébés. Si tu cèdes à tous leurs caprices, tu n’en finis jamais. Il est capable de savoir que tu as besoin de temps pour toi et qu’il doit devenir autonome. Après tout, une nuit, ce n’est pas si terrible !

- Tu as raison. C’est vrai qu’il ne manque de rien dans son petit lit… Merci pour tes conseils.



Françoise Jeurissen - Tinuviel
2003 ?
Repost 0
Published by Tinuviel - dans LA SEVE DES MOTS
commenter cet article