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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 15:31

Ben oui, c'est comme ça avec moi : la moindre petite balade de printemps se transforme en sortie botanique et en cueillette gourmande...

Cette fois-ci donc, tout émoustillée devant l'abondance de ce qui s'était mis à pousser en si peu de temps, j'ai fait ma petite récolte afin de préparer une salade de saison à mélanger à la petite feuille de chêne de la ferme : jeunes feuilles de pissenlit évidemment, fleurs de primevère, feuilles et fleurs de violette, feuilles et fleurs de lierre terrestre, alliaire et sommités de lamier pourpre.

Pour le pissenlit, inutile de vous en parler, tout le monde connaît ! Ne cueillir que des feuilles jeunes et tendres, sinon ça devient vite trop amer.

Pour les primevères, je pense que la plupart d'entre-vous connaissent les "fleurs de coucou", impossibles à confondre avec quoi que ce soit d'autre.

Pour les violettes, idem. De toute façon, qu'elles soient odorantes ou non, ou même si vous les confondez avec des pensées sauvages, pas de problèmes, elles sont toutes comestibles (petit truc pour les reconnaître à coup sûr : les violettes ont deux pétales vers le haut et trois vers le bas, les pensées n'en ont qu'une vers le haut et quatre vers le bas).

Le lierre terrestre... ah, j'adore cette plante ! Elle a une odeur et un goût inimitable, balsamique, très aromatique. Il ne faut pas en mettre trop dans la salade, car sa saveur peut surprendre et couvrir le reste. Essayez de froisser des feuilles entre vos doigts et de les renifler pour commencer, et ensuite goûtez-la du bout de la langue. Vous verrez, c'est surprenant, mais moi j'adore.
Attention !! Ca n'a RIEN à voir avec le lierre grimpant, qui lui ne se mange pas ! Qu'on se le dise.

L'alliaire : ah ça, j'adore aussi. A manger crue, parce que cuite elle devient plus amère. Facile à reconnaître également, ses feuilles sont en forme de coeur et ses petites fleurs blanches en forme de croix à 4 pétales. Quand on la froisse, elle a une odeur d'ail assez prononcée, on ne peut pas s'y tromper.  Cueillir les jeunes feuilles dernièrement poussées, plus tendres.

Le lamier : facile à reconnaître, c'est ce que tout le monde confond toujours avec de l'ortie (il y en a du blanc, du pourpre et du jaune), avec de petites fleurs en glomérules étagées le long d'une tige carrée. Bon, cru, ça n'a rien de transcendant et il n'y a pas de quoi se relever la nuit, mais ça peut agrémenter une salade quand même.

Voilà ce que ça donne mélangé :



Et dans le détail :

    
La primevère sur lit de pissenlit :-)          Le lierre terrestre vachement flouté...


Et pour manger avec ça, j'avais fait des bruschette de pain de ferme aux tomates et à l'échalote, le tout confit dans du miel et du vinaigre balsamique, avec une couche de chèvre frais en-dessous.




Ah là là, il faudrait vraiment que je prenne le temps de finaliser ce site sur les plantes sauvages et l'herboristerie que j'ai en chantier depuis tout ce temps... ça m'énerve de survoler le sujet des plantes, alors qu'il y aurait tant à dire pour ceux que ça intéresse. Ca fait un peu amateur comme ça...

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Published by Tinuviel - dans CHAUDRON MAGIQUE
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commentaires

BranDubh 16/04/2009 20:53

Ca a l'air absolument délicieux ! Bravo...