Mercredi 7 janvier 2009
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Et tant que je suis sur le blog, quelques photos du paysage de ce matin... une splendeur !
Un lever de soleil à vous faire mettre à genoux...
Evidemment, les quelques photos prises avant de partir au boulot ne rendent pas hommage à la magie presque sacrée du moment, aux couleurs indescriptibles, au bruit feutré des pas, à l'immobilité
bruissante des choses... mais bon.
Le "Flavion", qui passe juste à côté de la maison.
Et un petit texte, tant qu'à faire :
Doucement
S’éveille
Le monde…
Etirement languide de la forêt profonde.
Bruissements par milliers
Des habitants du lieu
Que l’affairement agite
Déjà.
Mille gouttes de brume
Capturent le lait brouillé
De ce début de jour
Aux modestes éclats.
L’oiseau trille sans complexe
Certain d’avoir sa place
Dans ce ballet fragile.
Et moi,
Souffle troublé
Je n’ose pas…
Alors,
Timide
Je m’agenouille
Recueillie
A l’orée de ce temple
Je tends mes mains
J’écoute
J’aime
Je reçois.
Par Tinuviel
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Publié dans : AU JOUR LE JOUR
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Vendredi 10 octobre 2008
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Sous les braises d’un ciel sur le point de sombrer
Elle se donne au vent et se lie à la terre
Femme-fée, femme nue, sauvage et animale
Les cheveux cascadant sur son corps délié
Elle entonne le chant antique des sorcières
Les reins chauds et cambrés en un désir primal.
Elle accomplit l’offrande sous la voûte noircie
Ballet originel d’amour et d’harmonie ;
Louve belle et sereine,
La femelle prêtresse se mêle à la forêt,
A la pierre, au ruisseau, à l’oiseau qui se tait
Pour un rite de feu éclaboussant la nuit.
Et la peau frémissante, prête à la communion,
Elle s’étire, féline,
Serpentant sous la lune aux reflets de passion
Seins d’opale durcis, elle offre ses collines
Et ses cavernes ruisselantes
Et ses riants vallons
Et sa bouche de fruit
Et ses mains qui se tendent
Et son corps qui dit oui
A la puissante union,
Sur la mousse complice célèbre son désir
Et dans l’éblouissement accueille son plaisir.
Son âme qui chavire l’espace d’un éclair
L’univers qui s’entrouvre et offre ses mystères.
A l’amante du monde, à la femme, à la Mère.
Françoise Jeurissen / Tinuviel - octobre 2008
Tableau de Séverine Pineaux
Allez visiter son site, c'est magnifique !
Par Tinuviel
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Publié dans : LA SEVE DES MOTS
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Jeudi 9 octobre 2008
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Ce matin, j'ai lu, comme probablement beaucoup d'entre-vous, un fait divers horrible : Noam, petit garçon d'un an, vient de mourir des suites de maltraitances de la
part de sa belle-mère.
Ce petit garçon a été ébouillanté et puis tabassé à mort, le jour de son premier anniversaire, par la jeune compagne (20 ans) de son père, aux soins duquel il venait d'être "rendu" depuis quelques
jours en vertu d'une décision des services sociaux.
Sacro-saint, le droit parental ? Sans même analyser un mimimum la situation ?
En l 'occurence, Noam est un bébé dont la mère est décédée juste après la naissance, et confié à la garde de ses grands-parents maternels par le père lui-même. Aimé et choyé, apparemment. Il avait
des chances de grandir normalement ce petit, dans l'affection et la sécurité ... jusqu'à ce que ça dérape.
Les services sociaux s'en sont mêlés. De leur propre chef ? Sur la demande du père ? On n'en sait encore rien. Toujours est-il "qu'on" décide brusquement de rendre l'enfant à son père, lequel
apparemment, manifestement pas très bouleversé de retrouver son fils, s'empresse de le confier de manière prolongée à ses propres parents. Il faut dire que maintenant, il y a aussi un deuxième bébé
dans l'histoire ... le fils de sa compagne. Alors Noam, à mon avis, il fait un peu tache dans la nouvelle famille. Compliqué ça, de remettre en route le ballet familial, un peu chamboulé il faut
dire. Fragilité des relations non encore tissées, complexité d'une situation mettant en jeu toute une batterie de sentiments contradictoires. Un père qui peut-être, rend inconsciemment son enfant
coupable du décès de son ex-compagne, et qui en tous les cas ne le connaît pas, n'a pas encore appris à l'aimer.Une jeune mère de vingt ans vivant une première maternité, donc déjà fragilisée, et
se retrouvant avec un enfant inconnu, non désiré, venu se greffer dans sa vie sans crier gare ... pas facile, même si ça n'excuse en rien la barbarie de son geste. Mais ça peut l'expliquer, pour
éviter que ça ne se reproduise !
Tout ça, j'ignore si les services sociaux s'en sont préoccupés, mais un peu plus d'implication, un peu plus d'aide et d'écoute pour aider la nouvelle famille à prendre ses repères, pour instaurer
une relation de confiance avec les grands-parents maternels, ça n'aurait pas été du luxe, non ? Oh je sais bien que ce n'est pas si simple ... mais c'est trop facile de ne pas se poser la question
en tout cas.
Pour raconter son histoire, je laisserai la parole à Holocrate, du blog "On peut le dire", qui le raconte d'une façon juste et
émouvante :
J'ai 1 an et je vais mourir
Faut dire que pour moi, les choses avaient déjà mal commencé : comme dans les histoires tristes, ma
maman est partie au ciel juste au moment où moi, je sortais de son ventre. Si ça se trouve, c’est donc à cause de moi qu’elle est partie. Si j’avais pas été là, elle serait encore vivante. Ca me
travaille. Tout le temps. Très fort et tout le temps.
Le Monsieur qu’y paraît que c’est mon papa, il m’a jamais beaucoup regardé. Je sais pas pourquoi. Même que
c’est Papy et Mamy qui se sont occupé de moi. Tout le temps. Et qui m’ont donné les bisous. Les biberons et les bisous. Ils sont chouettes. Y m’ont jamais fait de reproches, rapport à ma maman
qui n’était plus là. Même qu’ils avaient l’air assez content que je sois avec eux, finalement.
Je dis « qui se sont occupé de moi » et « qui m’ont donné des bisous » paske depuis
quelques jours, je suis plus avec eux. Rapport à une Madame qui a dit qu’il fallait me rendre au Monsieur qu’y paraît que c’est mon papa. ..................
Je vous invite à lire la suite ici ...
Par Tinuviel
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Publié dans : MALTRAITANCE
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